L'agent littéraire, nouveauté de l'édition chinoise

- 04.03.2013

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Sans conteste, l'édition chinoise s'éveille à l'international. Dans la foulée de la reconnaissance mondiale du Nobel Mo Yan, les éditeurs découvrent le corollaire à ce succès. Et pourraient bientôt s'y casser les dents. L'agent littéraire, profession encore rare chez nous, tend à exploser en Chine. Interface entre l'écrivain et l'éditeur dans la promotion de textes à publier et la gestion de droits d'auteur, l'émergence de ce métier doit redessiner en profondeur le visage de l'édition.

 

 

 

Fin février, Mo Yan annonçait qu'il faisait de sa fille son agent, responsable de la négociation de ses droits et de ses futurs romans. Une façon de se décharger de toute tâche autre que la seule écriture. Chinese Daily expliquait dans un article que « les professionnels de l'édition en Chine pensent que le manque d'un rouage aguerri qu'est l'agent littéraire a poussé les écrivains à employer des proches comme des intermédiaires de confiance».

 

Pour l'heure seuls les auteurs qui comptent le plus font appel à ces agents, révèle Jackie Huang Jiakun, responsable du bureau de Pékin d'Andrew Nurnberg, poids lourd du secteur. Des cabinets situés principalement à Taïwan, Pékin ou en lien avec le monde anglo-saxon. Et par voie de conséquence, les premiers manuscrits chaperonnés sont des best-sellers.

 

Une priorité  éditoriale qui se focalise sur les livres capables de se démarquer à l'international. Ainsi, un spécialiste de Confucius, Yu Dan, est parvenu à l'édition de son manuel de sagesse confucéenne en 28 langues et en faire un best-seller du marché occidental. Un pari inenvisageable sans le précieux intermédiaire.