L'altruisme de Tony Blair fait grimper les précommandes du livre

Clément Solym - 18.08.2010

Edition - Société - blair - annonce - don


Depuis qu'il a annoncé hier qu'il reversera les recettes de son livre, A Journey, aux blessés de guerre (plus précisément à la Royal British Legion), Tony Blair a vu les précommandes de celui-ci grimper en flèche.

Cette offre, rappelons-le, concerne les bénéfices, mais aussi l'à-valoir de 4,6 millions £ touché par l'ex premier ministre britannique et tout autre revenu (comme ceux générés par des adaptations) et ce jusqu'à ce que l'oeuvre tombe dans le domaine public.


Si l'annonce a suscité des réactions diverses, les précommandes, elles, ne sont allées que dans un sens, l'augmentation. Ainsi, le livre qui était en 50e place sur la liste des bestsellers d'Amazone.co.uk le week-end dernier est passé à la 7e place ce matin. Devant les bestsellers déjà bien installés de Dan Brown, Stephenie Meyer ou David Nicholls.

Du côté de Waterstone, même son de cloche. Seulement, là-bas les précommandes ont augmenté depuis l'annonce de la séance de dédicace de Tony Blair dans la boutique de Piccadilly. Même si la séance de dédicace risque d'être perturbée par les manifestations, les précommandes ont fait un bon de 400 %.

Une grosse avance tout de même

Seulement, est-ce que cela suffira à combler le gros à-valoir touché par l'ex premier ministre. L'éditeur du livre, John Blake, estime qu'il faudrait que le livre soit vendu à un million d'exemplaires pour être rentable, « et peu de livres se vendent à un million » d'exemplaires au Royaume-Uni.

À titre de comparaison, The Path to Power de Thatcher est considéré comme le livre écrit par un politique ayant le plus de succès. Il s'est vendu à 500 000 exemplaires jusqu'à présent. Il faudra donc compter sur les ventes à l'étranger et principalement aux États-Unis où ce genre de livre rencontre plus de succès.

Quoi qu'il en soit, l'éditeur, John Blake, ne demandera pas de rembourser l'avance. Il explique : « Les éditeurs ne demandent pas de rembourser les avances. C'est notre risque, quelque chose que nous nous prenons sur le coin du nez si un livre ne marche pas ». Alors quelque part le don de Tony Blair, sera peut-être un peu aussi celui de son éditeur...