Les bibliothécaires américains se réjouissent du coup porté à la NSA

Antoine Oury - 03.06.2015

Edition - Société - bibliothécaires - États-Unis - surveillance


L'adoption du USA Freedom Act par le Sénat américain, ce mardi, est un motif de réjouissances pour les opposants à la surveillance de masse organisée par la NSA (National Security Agency). Le texte restreint légèrement les possibilités de l'agence gouvernementale, et améliore la protection de la vie privée des citoyens. L'American Library Association, ALA, fait état de ce progrès.

 

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(photo d'illustration, Mike Mozart, CC BY 2.0)

 

 

Le texte concerne les données relatives aux communications téléphoniques, et les associations de défense des libertés civiles le jugent d'ores et déjà bien faible face aux capacités de surveillance de la NSA. Ainsi, aucune protection n'est garantie pour les lanceurs d'alerte, alors que l'affaire Snowden est encore présente dans toutes les mémoires.

 

Par ailleurs, à la suite de la promulgation du texte, la NSA aura tout de même le droit de collecter des données téléphoniques pendant six mois, une sorte de période transitoire. Ensuite, l'agence devra motiver toute collecte, qui sera dirigée envers des cibles précises, et des personnes de leur entourage proche.

 

Le président Obama, qui avait défendu le texte, s'est néanmoins réjoui sans nuances de cette adoption par le Sénat.

 

 


 

 

L’American Library Association, par la voix de sa directrice exécutive Emily Sheketoff, voit « un progrès significatif » avec l’adoption du Freedom Act. « Il s’agit de la première véritable réforme des lois de surveillance en 15 ans... Et il faut noter que les bibliothèques, les entreprises high-tech, les défenseurs des libertés civiles en tout genre et les centaines de millions d’Américains ordinaires veulent la primauté du droit et de la vie privée restaurée. Ce soir, nous célébrons. Demain, nous retournerons au front pour terminer ce que le Freedom Act a déclenché, et que rien ne peut arrêter. »

 

« Les Américains sont en droit d’attendre une plus grande transparence et une certaine responsabilité de la part de nos dirigeants », avait expliqué l’ALA au moment des négociations autour du texte, soutenue par le Pen American Center et les éditeurs américains.