L'Amérique latine envisage une législation globale sur le livre

Clément Solym - 01.12.2010

Edition - Société - piratage - livres - amerique


À l'issue d'une conférence qui se déroulait hier, le Centre régional pour le développement du livre en Amérique latine et aux Caraibes ( Centro Regional para el Fomento del Libro en América Latina y el Caribe, CERLALC), vient de préconiser un modèle de loi protégeant les oeuvres dans le domaine numérique.

Selon une enquête dévoilée durant cette conférence, 41 % des personnes pensent que la situation se dégrade en matière de piratage, contre 51 % qui pensent que rien n'a changé. Ils ne sont que 8 % à considérer que le piratage a diminué. Un problème qui dans l'Amérique latine se pose de plus en plus selon les éditeurs, et qui découle d'une triple problématique : des coûts élevés, une faible demande pour les livres et une mauvaise répartition des offres.

Saizar Consuelo, directeur général du CERLALC, a ainsi présenté un mécanisme légal visant à renforcer et protéger les auteurs et les éditeurs, et dans le contexte numérique, établisse des instruments juridiques solides. Ces derniers permettront de sécuriser l'environnement numérique, et sont regroupés sous l'appellation ley tipo de la lectura, el libro y las bibliotecas.

Il s'agirait du côté des auteurs de défendre leurs droits sur des oeuvres papier, numériques et autres. Dans le cadre des bibliothèques, il s'agit de simplifier le travail de numérisation et de trier livres libres de droits et ceux qui sont sous droit, tout en arrivant à protéger les oeuvres, avec des mesures techniques de protection.

La ley typo, précise Fernando Zapata, président de l'organisme, « ne vise pas une régulation d'internet, mais à faire adopter un comportement sur internet et en particulier pour l'achat de livres et le respect des auteurs ».

Les conséquences du piratage sont difficiles à mesurer, quel que soit le pays, mais principalement parce que les actes de contrefaçons deviennent l'oeuvre de personnes professionnelles dans leur domaine. Or, si lo'n compare, le pouvoir d'achat d'une personne vivant au Pérou, en Allemagne, ou au Chili, est évidement moindre qu'en Europe. Plus d'informations sur le site Informador.com.