L'ancien ministre belge Marks Esykens, 80 ans, publie son 51e livre

Lauren Muyumba - 30.04.2013

Edition - International - Belgique - Mark Eyskens - Politique


Intitulé «Macht en gezag» (Pouvoir et Autorité ), le livre de 424 pages est publié par les éditions Witsand. Le Vice-Premier ministre belge, et ministre des Finances, Steven Vanackere a soutenu et initié la sortie de ce livre. Mark Eyskens expose ses idées sans langue de bois sur la politique actuelle et les détenteurs du pouvoir. Il y décrit sa vision d'un nouveau système, notamment en développant l'idée du « vote à point » et de la fusion de la Chambre des représentants et du Sénat.

 

 

  

 

Le « vote à point » serait un système permettant, non pas de voter pour une personne, un parti, une tête ou un charisme, mais pour différents choix politiques. L'auteur explique que les électeurs pourraient exprimer de nombreux votes, pour différents candidats. La diversité de choix permettrait aussi de voter pour des éléments précis d'un programme. Le but est de voter pour des idées, jugées « bonnes », sachant qu'il y en a dans tous les camps. 

 

L'ancien premier ministre et membre du CVP recherche le consensus, tout en avouant ses positions : « Une manière d'évoluer vers le centre ». Le CVP étant un parti démocrate-chrétien flamand de centre droit, il ne perd donc pas de vu ses racines politiques. Mais ce que son collègue CVP Steven Vanackere trouve intéressant dans le livre, c'est justement d'accepter le multiculturalisme en politique, et de voir l'interculturalité comme défis de la diversité. 

 

Mark Eyskens démontre que l'évolution vers une « communauté mondiale » avec les médias sociaux et numériques qui facilitent la communication et l'accès à l'information, rendent les citoyens beaucoup plus critiques et modifient de ce fait la structure du pouvoir. 

 

L'auteur repense la structuration politique de son pays, qui à ce jour, est un État fédéral. Dans son livre, il détaille l'organisation d'une assemblée qui réunirait les élus fédéraux et régionaux. C'est avec humour qu'il parle d'un parlement que l'on pourrait appeler « confédéral », rapporte l'agence de presse Belga.

 

Rappelons qu'il y a aujourd'hui 6 niveaux de pouvoir en Belgique (communal, provincial, régional, communautaire, fédéral et européen) et un scrutin proportionnel conduisant à des coalitions, comme celle du gouvernement CVP-PSC-SP-PS qu'a connu Mark Eyskens lorsqu'il était premier ministre.