L'ancien numéro un de la DCRI perd son procès en diffamation

Julien Helmlinger - 14.01.2015

Edition - Justice - Bernard Squarcini - DCRI - Nicolas Sarkozy - Robert Laffont


L'ancien directeur de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, a perdu son procès en diffamation contre les auteurs et l'éditeur de L'espion du président. Le livre, signé par les journalistes Olivia Recasens et Christophe Labbé, du Point, et Didier Hassoux, du Canard enchaîné, a été publié en 2012 chez Robert Laffont. Estimant que son portrait y est tiré au vitriol, le plaignant réclamait 50.000 euros de dommages et intérêts.

 

 

Squarcini a été condamné à 8.000 euros d'amende en 2014, pour avoir réquisitionné illégalement les factures téléphoniques détaillées d'un journaliste du Monde. Une enquête préliminaire le vise également car il est soupçonné d'avoir mis sur écoute des fonctionnaires de police, selon les propos tenus par Didier Hassoux lors de l'audience devant la 17e chambre correctionnelle et relayés par l'AFP.

 

Ce dernier, qui obtient gain de cause avec ses coauteurs, avait précisé « ce n'est pas l'homme Bernard Squarcini qui est visé, c'est un système mis en place », détourné au profit de Nicolas Sarkozy.