L'année 2011 marquée par une confiance numérique

Clément Solym - 07.01.2011

Edition - Société - numerique - livre - angleterre


L'année 2010 aura enregistré une chute des ventes de livres papier, mais il est possible que celles du livre numérique aient compensé cette perte aux États-Unis. En Angleterre, une certaine confiance vient de se faire jour : ce que l'on perdra d'un côté, on le gagnera de l'autre.

Tim Hely Hutchinson, PDG de Hachette UK, cité par le Bookseller, est en tête de file : « Pour les éditeurs, 2011 verra encore une domination du monde numérique. Nous nous attendons à ce que les ebooks prennent entre 5 et 7 % de parts du marché adulte. » Et il reviendra aux revendeurs de faire preuve de créativité pour parvenir à attirer le public, tout en lui proposant des offres attractives.


Pour le directeur général de la Booksellers Association, Tim Godfray, 95 % des livres qui seront achetés en Angleterre pour l'année à venir seront imprimés. Et cela représente encore l'essentiel du marché ; les libraires comptent toujours et plus encore dans la chaîne du livre. Impossible de se passer d'eux.

Chez Random House, Gail Rebuck, directeur exécutif, considère que les ventes numériques ont atteint un point critique et vont immanquablement augmenter au cours de 2011, « ce qui entraîne de nombreuses et formidables possibilités ». Dans tous les cas, les éditeurs veulent à tout prix innover, et s'emparer des évolutions technologiques, telles qu'elles apparaîtront.

Du reste du tour d'horizon des grosses machines opéré par nos confrères, c'est une certaine confiance qui rejaillit, avec l'envie d'en démordre et de se montrer combatifs.

Avec un embarras profond : celui des fermetures multiples de bibliothèques qui vont arriver. Près de 400 établissements sont concernés à l'échelle nationale, ce qui ne manquera pas, papier ou numérique confondus, de toucher la chaîne du livre.