L'année 2016 commence très bien pour le groupe Bertelsmann

Antoine Oury - 20.05.2016

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Le groupe médiatique allemand Bertelsmann poursuit sur son insolente lancée : après une année 2015 couronnée de succès économique, 2016 s'annonce tout aussi bien partie. Le chiffre d'affaires de Bertelsmann, pour le premier trimestre 2016, s'établit à 3,95 milliards €, en hausse de 2,7 % par rapport à la même période de 2015.

 

Verlagsgruppe Random House Bertelsmann - Frankfurt Buchmesse 2015

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

Les bénéfices du groupe sur le premier trimestre suivent la même courbe ascendante, avec 30 % de hausse pour atteindre 185 millions €, contre 143 millions € en 2015. « Bertelsmann a connu un premier trimestre très gratifiant », a souligné Thomas Rabe, PDG de Bertelsmann, dans le communiqué de la firme. « Nous avons réalisé un résultat record et considérablement amélioré les bénéfices du groupe. Nous sommes sur la bonne voie pour faire de Bertelsmann une société à croissance rapide, plus numérique et plus internationale. »

 

Depuis le mois de janvier dernier, Bertelsmann s'est réorganisé en huit entités distinctes : le groupe de médias RTL Group, l'éditeur de livres Penguin Random House, l'éditeur de magazines Gruner + Jahr, le label BMG, le service de marketing Arvato, l'imprimeur Bertelsmann Printing Group, Bertelsmann Education Group qui rassemble les activités liées à l'éducation, and Bertelsmann Investments, un fonds d'investissement international.

 

L'activité de RTL Group a visiblement beaucoup contribué aux résultats positifs de ce premier trimestre, même si le communiqué note les performances de Penguin Random House et de l'éditeur de magazines Gruner + Jahr. Même en France, puisque ce dernier a lancé le titre National Geographic Traveler.

 

Notons également les investissements du groupe dans des entreprises de e-commerce, à savoir Xian Life en Chine et Kart Rocket en Inde.

 

Concernant les performances de Penguin Random House, voilà qui va un peu plus motiver Thomas Rabe et les actionnaires de Bertelsmann à faire pression pour investir plus encore dans ce supergroupe de l'édition. Pour rappel, Bertelsmann se partage PRH, à 53 % et 47 %, avec le groupe britannique Pearson : ce dernier, contrairement à son homologue allemand, est dans une situation financière peu enviable.

 

Ce qui pourrait faire, évidemment, les affaires de Bertelsmann.