L'Appel du Coucou en France le 6 novembre, et Robert Galbraith reviendra

Clément Solym - 24.07.2013

Edition - Economie - JK Rowling - The Cukoo's Calling - ventes


Plus que prévisible, mais toujours appréciable, le fait d'avoir dévoilé la véritable identité de l'écrivain ayant publié en avril dernier The Cuckoo's Calling a électrisé les foules et boosté les ventes. C'est que sous le nom de Robert Galbraith se cachait en réalité JK Rowling : une fois la vérité sue, les fans se sont rués sur un polar que la profession avait elle-même salué...

 

 

 

 

Démasquée, ou plutôt, trahie par son cabinet d'avocats, Rowling était plus que furieuse de cette situation. Or, comme l'indique The Bookseller, les ventes ont décollé en flèche, après que le nom de plume a été évincé : entre le 14 et le 20 juillet, ce sont 17.662 exemplaires qui ont été vendus, contre seulement 43 exemplaires la semaine précédente. Les libraires, en rupture de stock totale, font grise mine.

 

« La situation devenait de plus en plus compliquée, en grande partie parce que Robert faisait mieux que nous ne l'avions espéré. Mais nous souhaitions tous conserver le secret un peu plus longtemps encore », explique maintenant Rowling sur un site dédié... à Robert Galbraith. Avant que le voile soit levé, le livre avait vendu 8500 exemplaires, tous formats confondus et aujourd'hui, deux sociétés de productions ont proposé un contrat (ou un pont d'or) pour l'achat des droits audiovisuels...

 

Ce qui est sidérant, c'est que le succès de ce livre, sur cette dernière semaine d'exploitation, est largement comparable au dernier roman de Rowling, Une place à prendre, qui s'était vendu à 19.548 exemplaires durant sa première semaine de commercialisation. 

 

En milieu de semaine passée, la romancière ne mâchait pas ses mots : « Aujourd'hui, j'ai découvert la façon dont la fuite sur la véritable identité de Robert s'est produite. Seul un petit nombre de personnes connaissait mon pseudonyme et il n'a pas été très agréable de me demander pendant des jours comment une femme dont je n'avais pas entendu parler avant dimanche soir a pu découvrir quelque chose que beaucoup de mes plus vieux amis ne savaient pas », a déploré Rowling.

 

« Dire que je suis déçu est en dessous de la réalité, je pensais pouvoir compter sur toute la confidentialité de la part de Russels, un cabinet réputé et professionnel, et je suis très en colère de constater que ma confiance était mal placée »

 

Robert Galbraith, bientôt le retour

 

Le site internet consacré à Robert Galbraith est devenu un espace de communication privilégié pour Rowling : il dispose d'une Foire aux Questions, pour anticiper et répondre aux interrogations les plus communes du public et de la presse. 

 

On y apprend notamment qu'une suite est déjà bouclée et que Rowling compte bien la publier l'an prochain, sous le nom de Robert Galbraith. Elle revient également sur le choix du pseudonyme, motivé par l'envie d'un anonymat réel, et d'un retour à une carrière d'écrivain qui ne devrait rien à son actuelle notoriété. 

 

Quant à Robert Galbraith... c'est un choix intéressant. Le prénom vient de cet homme qu'elle dit admirer, Robert F. Kennedy. Galbraith, c'est autre chose : enfant, Rowling voulait s'appeler Ella Galbraith, sans avoir la moindre idée de ce qui lui passait par la tête.

 

Et la question qui défrise les Écossais : pourquoi avoir choisi Londres comme lieu de l'action, plutôt qu'Édimbourg ? « J'aime Édimbourg, et la ville fait une superbe toile de fond, tentante pour une fiction autour du polar, mais j'ai perçu qu'il y avait suffisamment de puissants détectives littéraires qui martelaient déjà ses rues. »

 

La modestie vous va si bien, Mme Rowling...

 

(via BBC)

 

MàJ 12h47 :

Les éditions Grasset ont annoncé via Twitter la parution du livre pour le 6 novembre prochain, ainsi que la couverture de la version française du livre. (merci à @CapitaineWonka pour l'info)