L'Argentine commémore le centenaire de Julio Cortazar

Julien Helmlinger - 27.08.2014

Edition - International - Centenaire anniversaire - Julio Cortazar - Ecrivain argentin


Ce mardi, Buenos Aires célèbre le centenaire de la naissance de l'écrivain argentin Julio Cortazar, décédé en 1984 à Paris. Il est notamment l'auteur du surréaliste Marelle, un roman publié en 1963, dont les chapitres peuvent se lire dans deux ordres différents. Un titre comptant parmi les œuvres les plus commentées de la littérature de langue espagnole.

 

 

Ministère de la Culture argentin

 

 

Julio Cortazar est né à Ixelles, en Belgique, le 26 août 1914 et décédé à Paris le 12 février 1984. Après être retourné en Argentine avec sa famille, et suivi des études de lettres et philosophie à Buenos Aires, l'écrivain est passé maître dans l'art de la nouvelle. Homme engagé, avec une sensibilité politique de gauche, il a notamment soutenu les révolutions cubaine et sandiniste.

 

Opposant au gouvernement argentin de Peron, il s'est installé en France en 1951. Exilé pendant une trentaine d'années, l'intellectuel engagé prit la nationalité française en fin de vie pour protester contre la dictature. En France il travailla notamment comme traducteur, faisant entrer des auteurs comme Marguerite Yourcenar ou Lautréamont dans la langue espagnole.

 

Considéré comme l'un des plus grands auteurs d'Amérique latine, parfois comparé à son compatriote Jorge Luis Borges, son style littéraire emprunte au surréalisme comme au fantastique. Son œuvre a été traduite dans plus de 30 langues, et ses livres se sont écoulés cette année à plus de 100.000 exemplaires dans les pays de langue espagnole.

 

À l'occasion de ce centenaire, pendant trois jours, plus de 40 écrivains, universitaires et journalistes débattront à la Bibliothèque nationale, à Buenos Aires. La page d'accueil de Google ; en Argentine, était surmontée d'une marelle en son honneur, assortie de la citation : Nous marchions sans nous chercher tout en sachant que nous marchions pour nous rencontrer

 

En son honneur, le London City, café des années 1950 qu'il avait fait entrer dans la littérature en le mentionnant dans Les gagnants, a également rouvert ses portes dans la capitale argentine. Une table y porte désormais une plaque en bronze et un cendrier d'acier qui lui sont dédiés.