Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

L'Argentine invoque "des raisons bureaucratiques" auprès de Reed Expo

Nicolas Gary - 09.10.2014

Edition - Economie - Cristina Elisabet Fernández - Argentine Salon livre - dette règlement


Hier, la société organisatrice du Salon du livre de Paris, Reed Expositions, alertait la presse d'Argentine : une dette de 400.000 € restait impayée, pour ses prestations. Le pays, qui fut l'invité d'honneur de la manifestation littéraire pour 2014, ne donnait plus signe de vie, en dépit, assurait le commissaire général, des différentes relances. 

 

Cristina Fernández de Kirchner et Jean-Marc Ayrault

La présidente de l'Argentine, Cristina Elisabet Fernández

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

« Le contrat était clair, et la prestation a été parfaitement exécutée par les organisateurs français et argentins. Mais depuis trois mois, la société Reed Exposition est sans nouvelle des services argentins », précisait Bertrand Morisset, le commissaire général.  

 

Dans un communiqué officiel, le ministère de la Culture argentin, pris à partie dans le courrier envoyé par Reed Expo, assure être « au courant des engagements », qui ont été pris vis-à-vis de l'organisateur. Selon lui, « le retard dans le paiement [...] est exclusivement dû à des raisons bureaucratiques ».

 

Reed avait tout de même adressé un courrier à la présidente du pays, Cristina Elisabet Fernández : « J'ai rappelé que notre projet était magnifique, et que nous nous étions félicités de cette belle réussite. Mais qu'à ce jour, nous n'avons eu aucune nouvelle, en dépit de nos relances et courriers. Il n'est pas question de faire un procès, mais simplement d'avoir des réponses à nos questions et de savoir quand Reed sera réglé pour sa prestation », nous précisait hier le commissaire, joint par téléphone.

 

Et de préciser qu'un premier règlement de 93.876 € a été effectué ce 8 octobre, et un second versement de 369.828 € sera effectué ce jour. « Le ministère a été en relation avec le responsable de Reed Expositions et fournit des explications sur la situation », poursuit le communiqué. 

 

Reed Exposition était injoignable pour apporter de plus amples informations.

 

Mise à jour 11h30 :

Le commissaire général se réjouit de la réaction de l'Argentine. « Depuis le 23 mars, nous n'avions plus de nouvelles. Je suis heureux que la situation trouve une issue favorable. » Il est dommage que la presse du pays ait dû porter l'information à la connaissance du public, note-t-il. « Il arrive que, selon les pays invités, les règlements soient plus ou moins rapides, mais nous déplorions surtout le manque d'informations dans le cas présent. »