L'association 813 : les littératures policières n'ont aucun secret

Clément Solym - 30.03.2012

Edition - Société - Association 813 - Quai du Polar - Festival


Quel est le point commun entre Fred Vargas, Tardi et Tonino Benacquista ? Facile : ils écrivent du noir, du polar ou sont dans le domaine policier. Certes, la réponse est validée votre honneur, mais elle en entraîne une autre. Car tous trois, ainsi que près de 800 autres sont membres de l'association 813. 

 

C'est à l'occasion de l'ouverture de Quai du polar, la manifestation lyonnaise, toute de noir et de crimes vêtue, que se retrouve l'Association, ainsi nommée en hommage au roman aux aventures d'Arsène Lupin, créé par Maurice Leblanc. Son objet (de désir), est simple : promouvoir, propager et défendre les littératures policières sous toutes leurs formes et quel qu'en soit le moyen d'expression. 

 

Et puis, de temps en temps, résoudre un crime ou en provoquer - mais ce n'est pas dans les statuts officiels. 

 

Aujourd'hui, Hervé Delouche officie au poste de président depuis quatre ans, soit deux mandats. « C'est une association qui réunit des professionnels, des auteurs, des lecteurs, des éditeurs, mais qui n'a rien de corporatiste. Nous n'avons pas du tout pour vocation d'être impliqués dans les discussions autour des enjeux du secteur. Pour ça, nous avons une liste de discussion, qui est accessible, uniquement aux membres, pour échanger sur ce qui leur plaît... A 813, les membres sont des passionnés avant tout. Être un professionnel dans l'édition n'est souvent qu'un concours de circonstances. »

 

 

 

La présence de l'association à Quai du polar, c'est quelque chose d'historique. « Quand Hélène Fischbach a été chargée de la première édition, elle a contacté l'association. Nous nous sommes montés en 1980. Le festival fête cette année sa 8e édition. Hélène a fait appel aux personnes du secteur, et 813 est devenue bien sûr partenaire. D'ailleurs, Hélène comptait déjà parmi les membres. » 

 

813 est partenaire de différents festivals, et intervient aussi pour apporter son expérience du secteur polar auprès de salon et d'autres manifestations.

 

Finalement, se tourner vers 813, quand on aime le polar, ça tombe sous le sens, avec la certitude d'un rasoir qui vient trancher une gorge. Ou de la tache de sang qui ne disparaîtra pas après un lavage à chaud. 

Faites le plein de polar, en librairie

Mais 813 s'incarne aussi sous la forme d'une revue trimestrielle. « La maquette a été revue, pour lui donner une dimension plus réactive. Il faut que les articles de fond perdurent, et que l'on reste dans le fil de l'actualité. » La revue, elle, est 100 pour sang (pardon...), professionnelle et, ô, chance, camarade lecteur, son dernier numéro vient de sortir, avec un dossier spécial de Stéphane Michaka sur la nouvelle noire. 

 

« Les membres nous envoient des articles ou des idées, et notre comité de rédaction impulse aussi des dossiers. Il n'est pas obligatoire d'être membre de l'association pour écrire dedans, simplement d'avoir envie de partager quelque chose. » La revue est aujourd'hui diffusée à 1200 exemplaires, et vous donne rendez-vous sur son stand, au Palais du commerce.

 

Découvrir 813... 

 

 

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