L'auteur de Fight Club va sortir son propre livre de coloriage

Orianne Vialo - 14.06.2016

Edition - Société - Chuck Palahniuk livre coloriage - Bait : Off-Color Stories for You to Color - coloriage Fight Club


La tendance des livres de coloriage bat son plein depuis déjà trois ans. Loin de s’étouffer, elle connaît d’incessants renouveaux. Dark Horse Books a annoncé ce lundi que l’auteur Chuck Palahniuk sortira son propre livre de coloriage, intitulé Bait : Off-Color Stories for You to Color (éd. Dark Horse Comics) à l’automne prochain. Dans ce dernier, les fans retrouveront une cinquantaine d’illustrations réalisées par les artistes Kirbi Fagan, Tony Puryear (Concrete Park), Lee Bermejo (We Are Robin), Duncan Fegredo (Hellboy) ou encore Joelle Jones (Lady Killer), qui ont travaillé sur les huit histoires imaginées par Chuck Palahniuk lui-même pour son nouvel ouvrage.

 

 

 

Dans l’introduction du livre, Chuck Palahniuk écrit : « Peut-être qu’avec vos couleurs, les dessins des artistes, et mes histoires, nous pourrons créer quelque chose de durable. Nous allons créer un livre qui peut reposer sur une étagère, en attendant d’être légué à une nouvelle génération qui saura le découvrir et l’apprécier. » Son ouvrage, prochainement vendu au format 21,59 x 27,94 sera disponible en couverture rigide. Pour l’instant, aucun prix n’a été communiqué. (via Variety)

 

Il ne s’agit pas de la première collaboration de l’auteur avec l’éditeur Dark Horse Comics. En mai 2015, Chuck Palahniuk avait sorti le premier tome d’une mini série de comics, intitulée Fight Club 2, et publiée aux éditions Dark Horse Comics. Dans le tome 3, le personnage de Palahniuk lui-même a fait son apparition

 

À l’époque, Chuck Palahniuk avait expliqué la venue de son personnage dans le comics de la manière suivante : « Par sa large connaissance des techniques cinématographiques, David Fincher [réalisateur du film Fight Club, NdR] a réalisé une version qui semble plus réelle, et plus mythique également. En glissant mon propre processus créatif dans Fight Club 2, je fais l’équivalent. »

 

Dans Fight Club 2, l’auteur conte les aventures de Sébastian, le héros principal du roman éponyme Fight Club, publié en 1996 aux éditions W.W. Norton, et de sa petite amie Marla, 10 ans après le Projet chaos. Marié et père d’un garçon, Sébastian a retrouvé sa petite vie tranquille et subit toujours son train-train quotidien, jusqu’au jour où Tyler Durden, son « autre lui » destructeur ne refasse son apparition et ne vienne à nouveau tout chambouler dans la petite vie rangée de Sébastian. 

 

Le secteur très lucratif des livres de coloriage

 

Si l’auteur de Fight Club semble s’être lui aussi laissé séduire par les livres de coloriage, il n’est pas le seul à s’être laissé happé par la tendance. George RR Martin, l’auteur de la suite de romans A Song of Ice and Fire, a sorti le livret de 96 pages à colorier Game of Thrones : The Official Coloring Book (éd. Hors Collection en France), le 7 janvier dernier en France.

 

Proposant 45 illustrations en noir et blanc inspirées des scènes, personnages principaux et lieux de la saga, l’ouvrage faisait à l’époque partie des best-sellers sur Amazon. À l’image des autres ouvrages de George RR Martin, son livre de coloriage avait été vendu à plusieurs millions d’exemplaires.

 

Le nouveau rapport de Nielsen « Year in Books, Review 2015 » a estimé que 12 millions d’exemplaires de ces livres de coloriage ont été vendus aux États-Unis en 2015, par rapport à seulement 1 million d’exemplaires écoulés en 2014. Cependant, en réponse à cette annonce, le département fiscal du gouvernement britannique chargé de la collecte de taxes, Her Majesty’s Revenue and Customs, (HMRC), a demandé à ce que la TVA au taux plein de 20 % soit appliquée sur cette catégorie de livres, et ce, de manière rétrospective.

 

Les livres de coloriage pourraient donc être soumis à la TVA au Royaume-Uni. La raison ? Ces livres sont considérés comme des livres « inachevés », et, selon les éditeurs et détaillants britanniques vendant ces ouvrages, il s’agirait d’une façon pour le gouvernement de récupérer à tout prix de l’argent sur les ventes de ces ouvrages.