L'auteure de To Kill A Mockingbird publie une suite, 50 ans plus tard

Cécile Mazin - 04.02.2015

Edition - International - Harper Lee - To Kill A Mockingbird - nouveau roman


Le 11 juillet 1960, Harper Lee publiait To Kill A Mockingbird, qui reçut le prix Pulitzer l'année suivante. Et c'est une nouvelle internationale qui a été annoncée : cinquante ans plus tard, la romancière récidive avec un nouveau livre, Go Set a Watchman, qui est une suite du premier ouvrage.

 

 

 

 

L'auteure a 88 ans aujourd'hui, et explique que cette suite avait été achevée au milieu des années 50, mais, l'ayant soumis à son éditeur, ce dernier l'avait convaincue d'écrire un roman qui est devenu To Kill. 

 

Le premier jet de Go Set A Watchman racontait l'histoire de Scout, en tant que femme adulte. Ce sont les flash-back réguliers dans l'enfance de Scout qui ont incité l'éditeur à demander d'écrire sur cette enfance. 

 

« J'étais un primo écrivain, alors j'ai fait ce qu'on m'a dit. Je n'avais pas réalisé que le livre original avait survécu, donc j'ai été étonnée et ravie, quand ma chère amie et avocate Tonja Carter l'a découvert », explique-t-elle à l'Associated Press.

 

Après une longue réflexion, le livre est finalement publié chez HarperCollins pour les États-Unis, et une filiale de Random House, William Heinemann, pour le Royaume-Uni. Les termes financiers de l'accord n'ont évidemment pas été divulgués.

 

A propos de Ne Tirez pas sur l'oiseau moqueur à retrouver en librairie

Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finck élève seul ses deux enfants. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au coeur de la lutte pour les droits civiques - , connut un tel succès et reçut le prix Pulitzer en 1961. Il ne suffit pas en revanche à comprendre pourquoi ce roman est devenu un livre-culte aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays.
C'est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par la petite fille de Finch avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique.

 

L'éditeur Jonathan Burnham, qui travaille pour HarperCollins, explique n'avoir pas eu de relations directes avec Harper Lee, uniquement avec son agent, Andrew Nurnburg, et l'avocat. « C'est un événement littéraire remarquable », affirme-t-il. La redécouverte de ce roman, un demi-siècle plus tard, s'accompagnera d'une publication en numérique – To Kill avait été commercialisé en ebook l'année passée.

 

To Kill A Mockingbird a connu plusieurs vies en français, traduit une première fois par Germaine Béraud sous le titre Quand le rossignol meurt et publié en 1961 chez Le livre contemporain. Puis, chez Julliard, Alouette, je te plumerai a surgi d'après Isabelle Stoïanov avant qu'Isabelle Hausser ne révise l'édition et propose aux éditions de Fallois Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur en 2005. 

 

 

 

Le livre reste parmi les plus appréciés au monde, avec des ventes qui continuent. La première impression comptera 2 millions d'exemplaires, autant qu'un John Grisham ou un Stephen King.