L'auteure israélienne Ronit Matalon est morte

Antoine Oury - 29.12.2017

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La romancière israélienne Ronit Matalon est décédée ce jeudi 28 décembre des suites d'un cancer, à l'âge de 58 ans. Traduite en France aux éditions Stock et Actes Sud, Matalon a signé des romans et des pièces de théâtre. Elle se montrait très critique vis-à-vis d'Israël et de sa politique à l'encontre des populations palestiniennes, exprimant une opinion très tranchée dans les médias internationaux.


Ronit Matalon en 2015 (Capture d'écran YouTube)


 

L'auteure est morte ce jeudi 28 décembre à l'Hôpital Rambam de Haïfa, en Israël. La veille, la fille de l'écrivaine, Talya Matalon, a accepté en son nom le Prix Brenner, prestigieuse récompense littéraire israélienne créée en 1945. C'est son dernier roman, And the Bride Closed the Door, publié par Keter en 2016, qui lui a valu cette distinction. Au cours de la cérémonie, la fille de l'auteure a lu un discours rédigé par sa mère.

 

Née le 25 mai 1959 à Ganei Tikva d'un père travailleur social et d'une mère fonctionnaire dans la ville de Petah Tikva, tous deux émigrés égyptiens, Ronit Matalon étudie la littérature et la philosophie à l'université de Tel-Aviv et commence à rendre ses textes publics dans les années 1980. Un de ces plus grands succès fut A Story that Begins with a Snake’s Funeral (Une histoire qui commence par les funérailles d'un serpent), publié en 1994 et adapté au cinéma.

 

Entre 1987 et 1993, elle travaille comme journaliste au sein du quotidien national Haaretz et couvre notamment les conflits dans la ville et le territoire de Gaza. Cette expérience et ses convictions personnelles l'ont conduite à exprimer frontalement ses opinions vis-à-vis de la politique israélienne : « Nous vivons aujourd’hui sous un régime d’apartheid. Comment qualifier cela autrement quand nous construisons des routes réservées aux juifs ? Rien de ce qui se passe aujourd’hui n’était absent à l’origine de l’État d’Israël, en 1948. Il y a toujours eu une lutte sur l’identité de ce pays. Dans son ADN, Israël me fait penser aux sociétés fondamentalistes », indiquait-elle ainsi au Monde début 2016.

 

En France, Ronit Matalon a été publié par Stock, avec Le Bruit de nos pas en 2012, et Actes Sud, avec De face sur la photo, en 2015. Ces deux textes ont été traduits par Rosie Pinhas-Delpuech.





via Haaretz

Ronit Matalon - Le bruit de nos pas - trad. Rosie Pinhas-Delpuech - Stock - 9782234071155 - 22.90 €
Ronit Matalon - De face sur la photo - trad. Rosie Pinhas-Delpuech - Actes Sud - 9782330053307 - 22.50 €


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Pour approfondir

Editeur : Stock
Genre :
Total pages : 465
Traducteur :
ISBN : 9782234071155

Le bruit de nos pas

de Matalon, Ronit(Auteur) Rosie Pinhas-Delpuech(Traducteur)

" Nous étions trois dans la baraque : mon grand frère, ma grande soeur et moi, "el bint", l'enfant, la fille, éternelle troisième personne du singulier. " Une famille, une maison au milieu du désert israélien. La mère : une femme d'origine égyptienne qui parle un mélange d'arabe et de français et veut tenir sa " baraque " coûte que coûte. " L'enfant ", qui n'a pas de prénom. Elle est cet être qui erre dans la baraque, dont la mère n'a peut-être jamais désiré l'existence. La Nonna - la grand-mère - l'aime et la couve

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