L'auteure prend la récompense, l'argent ira à la protection des droits de l'homme

Clément Solym - 28.06.2008

Edition - Société - droits - homme - défense


Nikita Lalwani a reçu le Desmond Elliott Prize hier. Accompagné de 10.000 £, il récompense son roman sur l'immigration et les périls d'une enfance précocement bouleversée. Sauf que Nikita conservera le prix... mais ne gardera pas l'argent.

« Je n'avais pas prévu de donner cette somme, parce que je ne pensais pas remporter le prix, explique-t-elle. Mais quand c'est arrivé, j'ai senti que c'était la bonne chose à faire. Nous vivons dans une époque où les libertés personnelles et civiles ne sont plus assurées [...] une raison de plus pour soutenir une organisation qui milite en faveur de ces problématiques. »

Voilà, à l'heure où des auteurs ne vivent pas de leur plume, d'autres gaspillent l'argent et en font généreusement don à des associations de protection des droits de l'homme.

Née au Rajasthan en 1973, Nikita vécut à Cardiff. Son roman raconte l'histoire d'un enfant prodige, doué en maths, qui tente d'échapper à l'emprise dévorante de son père. « Je n'ai jamais été une enfant prodige », précise-t-elle, tout en ajoutant que le livre se base bien sur une part de son histoire. Les mathématiques lui ont plu, pour leur simplicité et la magie qu'elles procurent.

Gifted, est publié par la maison Viking.