Les auteurs américains pourront enfin comprendre leurs contrats

Antoine Oury - 29.05.2015

Edition - International - Author's Guild - contrats - explications


L'Authors Guild, une des principales organisations américains qui représentent les auteurs de l'écrit, a annoncé le lancement d'une Authors Guild Fair Contract Initiative, qui, comme son nom l'indique, informera les auteurs sur les clauses abusives de certains contrats. Le tout pour faciliter les relations auteurs-éditeurs, et combattre les abus de pouvoir.

 

a deal with the devil

Éviter les contrats démoniaques (Jessie Pearl, CC BY 2.0)

 

 

L'initiative de l'Authors Guild a été dévoilée lors de la BookExpo America de New York, et se concrétisera avec des publications régulières dans les mois à venir. « Notre objectif, avec cette nouvelle initiative est de rétablir l'équilibre de la relation auteur-éditeur et d'aider les auteurs à obtenir un juste retour pour les efforts qu'ils fournissent dans le travail commun avant la publication de leur livre », détaille l'Authors Guild.

 

La négociation reste la grande antienne du monde de l'édition, où la liberté contractuelle est de mise. Mais les auteurs, individuellement et souvent sans grande connaissance du monde juridique, se retrouvent souvent en position défavorable dans ces négociations. L'Authors Guild détaillera donc les contrats à ne pas signer, dans un premier temps, puis les clauses standards, à exiger lors des négociations contractuelles.

 

Outre-Atlantique, la Society of Authors a fait état de préoccupations similaires. Nicola Solomon, directrice exécutive, expliquait ainsi à ActuaLitté : « Les revenus des auteurs ont baissé, dans ce pays, pour se stabiliser autour de 11.000 £ [par an, soit environ 15.000 €], 29 % de moins en 5 ans. À l'inverse, les revenus des éditeurs sont restés plutôt stables, ou à la baisse de 1 ou 2 %. Ce n'est pas juste : si les temps sont difficiles, les revenus doivent être partagés. »

 

Récemment, Roxana Robinson, président de l’AG, avait affirmé que les auteurs devaient également se montrer vigilants sur l’utilisation de leurs textes. Les publications, effectuées à titre gracieux sur différents sites, pouvaient nuire à leurs revenus. « Nous voulons que les écrivains reconnaissent ce qui se passe, qu'ils soient avertis de cette tendance : les écrivains contribuent eux-mêmes à l'idée que leurs écrits ne méritent pas d'être rémunérés »