L'autopublication, plus proche des attentes des lecteurs que l'édition

Cécile Mazin - 12.11.2014

Edition - International - auteur indépendant livre - éditeur traditionnel - commercialisation ouvrages


Orna Ross, qui préside à la destinée de l'Alliance of Independent Authors, est intervenue sur l'évolution de la lecture et des attentes des lecteurs. Quelques réflexions qui portaient avant tout sur les meilleures pistes qui se présentent à un auteur désireux de commercialiser ses œuvres. 

 

 

Blessed in heavenly rays, calculating all the good works - Saint Augustine

MD Hasibul Haque Sakib, CC BY NC 2.0

 

 

Il apparaît clairement, souligne la représentante de l'AIA, que « les lecteurs veulent des choses très différentes de ce que les éditeurs de Londres et Manhattan pensent que les lecteurs attendent ». Parce que si l'autopublication peut être décriée, pour des questions de qualités de texte et autres récriminations récurrentes, elle n'en demeure pas moins un lieu de diversité éditoriale considérable. 

 

Et offre, bien entendu, une solution pour la vente de livres qu'une maison traditionnelle n'aurait pas acceptés. « Je pense que l'ancien modèle est en pleine mutation, et qu'il doit changer. Il me semble que ce qui se passe est globalement très positif. Tout cela est bon pour les lecteurs, parce qu'ils ont plus de choix, et plus d'accès », assure-t-elle.

 

En compagnie de Juliette Mushens, de The Agency Group, et de Dominic Selwood, auteur hybride (publication classique et autopublication), on retrouvait également Suzie Doore, directrice de la maison Hodder & Soughton. Toutes deux portent d'ailleurs un constat commun : leurs métiers ont un peu changé, mais restent toujours essentiels dans le processus de la publication. 

 

« Nous sommes les intermédiaires entre les auteurs et les éditeurs. C'est une relation très étroite », assure l'agent, qui se considère comme une caisse de résonnance. « Avoir quelqu'un comme moi, que l'auteur peut prendre au téléphone quand il ressent un doute, reste une chose très bénéfique. » Tout simplement parce que « le grand plaisir, quand on est agent, c'est de soutenir un auteur ».

 

Quant à l'auteur, il assume une position prise entre deux mutations : l'édition traditionnelle, de même que l'autopublication, sont des modèles distincts, et donc des métiers distincts. Chacun ses avantages, selon ce que l'auteur désire, s'il est accepté par le monde traditionnel. Mais dans l'autopublication, persiste une dimension d'indépendance, où « votre propre créativité est l'unique limite ».

 

(via The Bookseller)