L'"autoritaire" Mr Zuckerberg et ses employés libidineux

Clément Solym - 28.06.2012

Edition - International - facebook - zuckerberg - employé


The Social Network de David Fincher avait montré quelques aspects  méconnus du roi du poke. Dans Boy Kings, une ancienne employée relate l'univers du réseau social. Dès ses premiers jours dans l'entreprise Katherine Losse découvre que les pères du 2.0 ont plus de l'ado boutonneux que d'ingénieurs de pointe. Dessins de bimbos sur les murs, attitude condescendante avec les jeunes femmes pendant les soirées organisées, l'employée n°51 relate par le menu des tranches de vie dans la Silicon Valley.

 

 

 

Plus encore que le graveleux des employées, Losse pointe du doigt le culte de la personnalité forgé autour de Zuckerberg. Pour l'anniversaire du grand chef, Losse reçoit un email expliquant que sa « tâche du jour » ainsi que pour toutes les femmes de l'entreprise « serait de porter un t-shirt arborant le visage de Zuckerberg ». En parallèle, les hommes devaient porter les chaussures de celui qui ne sort jamais sans son sweat à capuche bleu. « Le code vestimentaire par sexe était clair : les femmes devaient déclarer leur allégeance à Mark, les hommes devaient devenir comme lui », commente-t-elle.

Un peu tatillonne ?

 

L'auteur du livre pourrait avoir ses raisons. La même année, lors d'un séjour d'entreprise au vert, la jeune femme endosse pour la plaisanterie une  fourrure d'ours. Prenant la pause, le patron de Facebook se fait photographier avec l'employée mimant la carpette. Au retour, elle découvre que la petite blague immortalisée a été mise en ligne. Et la perspective laisse croire que le patron sollicite Losse.  Des indélicatesses ajoutées à un amateurisme à en croire l'auteur.

 

Sur ses cartes de visite Zuckerberg ajoute parfois de sa main « I'm CEO, bitch ! ».