L'autrice du Journal de Bridget Jones choquée par le sexisme du film

Gariépy Raphaël - 06.07.2020

Edition - Société - adaptation cinéma comédie - Journal de Bridget Jones sexisme -  Helen Fielding société


Lors de son passage dans l’émission de radio de la BBC, Desert Island Discs, l’autrice du Journal de Bridget Jones, Helen Fielding, est revenue sur l’adaptation cinématographique de son ouvrage. Elle s’est dite effarée du sexisme présent dans le premier long métrage. 
 


C’est à l’occasion d’une récente rediffusion du Journal de Bridget Jones qu’Helen Fielding a choisi de se replonger dans cette comédie romantique culte des années 2000. L’autrice est sortie de la séance particulièrement choquée : « J’ai emmené mes enfants voir une projection du film. Je ne l’avais pas vu depuis des années et des années et j’étais stupéfaite. »

Des scènes qui paraissaient à l’époque tenir de la comédie romantique classique apparaissent aujourd’hui à Fielding comme particulièrement choquantes. « Le niveau de sexisme auquel Bridget était confrontée... Des mains sur le cul dans tant de scènes... Ou encore Richard Finch (le patron de Bridget) disant “Let’s have a shot of the boobs’... » La romancière ne compte plus les moments qu’ils l’ont mise mal à l’aise.

Pour elle, il est évident que si le film devait être tourné de nos jours ces scènes devraient être écrites différemment.


Une autre époque 


L’histoire du premier roman, qui relate les déboires sentimentaux d’une trentenaire célibataire accro à la nicotine et un peu enrobée, n’est pas en soi remise en question. Le triangle amoureux proposé par l’œuvre ne date d’ailleurs pas d’hier puisqu'Helen Fielding avouait en 1999 au Daily Telegraph avoir « piqué sans vergogne l’intrigue dans Orgueil et Préjugés ».

C’est bien la forme du premier long métrage, réalisé en 2001 par Sharon MaguireFielding, qui pose aujourd’hui question. En à peine 19 ans, la perception de ce qui est acceptable ou non dans un film a bien changé, rappelons que Fielding avait-elle même coscénarisé le film avec Richard Curtis et Andrew Davies. Les suites Bridget Jones : L’Âge de raison (2004) et Bridget Jones Baby (2016) ne semblent pas avoir particulièrement choqué l’auteure. 
Ironie du sort, c’est justement le premier Journal de Bridget Jones qui est le plus apprécié des fans. Cette comédie romantique culte ayant fait la joie de millions de soirées régressives à travers le monde est aujourd’hui perçu d’une tout autre manière. On conseille aux fans de Love Actually de se tenir prêts au choc des cultures. 

Helen Fielding a écrit le Journal de Bridget Jones en 1996 (traduction Arlette Stroumza), L’âge de raison en 2000 (traduction Claudine Richetin) puis Folle de lui en 2014, avant de terminer sa saga avec Bridget Jones Baby (traduction Françoise Du Sorbier) en 2016. Tous les quatre sont publiés chez Albin Michel.


Via the Independent
 


Commentaires
Encore une déformation spatio-temporelle... Faut-il expliquer la différence entre une fiction et la réalité ? Entre la dénonciation par l'œuvre et l'avis d'un auteur ?

On entre dans une ère étrange, où tout est vrai en étant faux. La fiction se doit d'être politiquement correct, corrigé au jour le jour afin de coller à la désinformation des esprits.

Orwell, au secours, ils sont devenus fous !
Il y a 19 ans, j'avais la vingtaine et le film m'avait déjà choquée par son sexisme. J'avais trouvé la niaiserie de l'héroïne à pleurer, et certaines scènes si pathétiques que, devant l'écran, j'avais honte.
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