Maintenant que le journal Ebdo, en perte de vente, doit s’arrêter, et que son éditeur, Rollin publications, est en cessation de paiement depuis le 21 mars dernier, que va-t-il advenir des revues XXI et 6 Mois ? En effet, les destins du trimestriel et du semestriel, également édités par la société, ne tiennent plus qu’à une décision judiciaire – et à la possibilité d’une reprise par Lagardère et Bayard. 

 

 


 

Rappelons que l’affaire Nicolas Hulot (une enquête très critiquée, relayant des soupçons de viol et de harcèlement sexuel concernant le ministre de l’Écologie) n’avait pas aidé Ebdo. Selon La Lettre A, la publication papier avait des charges mensuelles d’un montant de 500 000 euros. Elle avait d’abord réussi à vendre 53 000 exemplaires pour le premier numéro – malgré un objectif de 100 000 copies – pour finalement en vendre 7 000, à la mi-mars. 

 

La chute des ventes ainsi que la ligne éditoriale imprécise avait fait fuir les investisseurs comme Thierry Petit, cofondateur de Showroomprive.com, l’entreprise française de vente événementielle en ligne.

 
 


Aussi, Ebdo se retrouve obligé de s’arrêter tandis que sa société éditrice, Rollin publications, doit se déclarer en cessation de paiement. Une mauvaise nouvelle pour les mooks (contraction de book et de magazine) XXI et 6 Mois, qui se retrouvent entraînés dans cet échec, malgré leurs bons écoulements. En effet, selon l’éditeur, XXI aurait vendu 50 000 exemplaires en 2017 et, 6 Mois, 35 000 la même année. 

 

Le président ainsi que le directeur général de la société éditrice, Laurent Beccaria, ainsi que Thierry Mandon, doivent donc tenter de sortir les deux publications de la société d’édition. Une audience est prévue le 4 avril prochain, où le tribunal de commerce de Paris doit décider soit du redressement judiciaire, soit de la liquidation de Rollin publications. 

 

L’espoir ? Éviter la dernière décision qui remettrait en cause le futur de la maison et qui menacerait 63 emplois. D’autant plus qu’avant le lancement d'Ebdo, le 12 janvier, la société éditrice affichait un chiffre d’affaires de 1,9 million d’euros ainsi que 30 000 euros de résultat net en 2017. 

 

Toujours selon La Lettre A, Laurent Beccaria et Thierry Mandon espèrent la reprise des deux mooks par une alliance entre deux éditeurs, un « attelage » constitué par Lagardère active et Bayard Presse. Ces derniers avaient prévu de rentrer dans le capital d’Ebdo à hauteur de 5% avant de fuir, flairant la mauvaise affaire. Candidatures à suivre. 

 

Via La Lettre A


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