L'avocat de Chantal Sébire sort un livre sur l'euthanasie

Clément Solym - 04.04.2008

Edition - Les maisons - euhtanasie - active - passive


Me Gilles Antonowicz, qui a été l'avocat de Chantal Sébire durant 13 jours, et qui a défendu son cas et sa demande de suicide thérapeutique devant le tribunal, vient de sortir un livre sur l'euthanasie. Celui-ci a pour titre Moi Hervé Pierra ayant mis six jours à mourir. Il est disponible dès aujourd'hui en librairie et est édité par Bernard Pascuito éditions.

L'avocat qui est aussi vice-président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (l'ADMD) a expliqué que le livre devait sortir en mai, mais que son éditeur a tenu à avancer la date suite au suicide de Chantal Sébire, à qui on avait refusé l'euthanasie active.

Me Gilles Antonowicz, refuse que l'on voit en ça un coup marketing et précise « Chantal Sébire était une femme libre, indépendante, consciente, lucide, déterminée qui, en exposant sa souffrance a voulu lui donner un sens ».

Moi Hervé Pierra ayant mis six jours à mourir
, ne traite pas du même cas cette fois il s'agit d'euthanasie passive, mais la question reste délicate. Le livre raconte l'histoire de cet homme qui atteint de schizophrénie avait tenté de se suicider le 30 mai 1998 par pendaison. Il a été réanimé, mais resta dans un état végétatif chronique. Il avait 20 ans. 8 ans plus tard après un combat acharné sa famille a obtenu que lui soit appliquée la loi Leonetti (du 22 avril 2005 sur « le droit des malades et la fin de vie »).

Le 6 novembre 2006, on lui retire la sonde qui l'alimentait mais c'est le début du calvaire pour Hervé Pierra. Privé de sédatifs, il lui fallut six jours pour mourir. « Ce devait être le temps du deuil, de la séparation [...]. Ce fut le temps du désastre, du cauchemar et de la douleur ».

Le livre de Me Gilles Antonowicz retrace sur 292 pages les derniers jours de Hervé Pierra et le combat de sa famille.