L'avocat de l'ancien SEAL a répondu au Pentagone

Clément Solym - 04.09.2012

Edition - International - No Easy Day - Mark Owen - Justice


Suite aux menaces de poursuites légales invoquant le motif de violation d'accords de non-divulgation d'informations classifiées, proférées par le Pentagone à l'encontre de l'auteur de No Easy Day et de son éditeur Penguin (voir notre actualitté), l'avocat Robert D. Luskin a répondu à la partie plaignante. Dans une lettre adressée à l'avocat général du département de la défense Jeh Charles Johnson, il a maintenu l'innocence de Mark Owen quant aux faits qui lui sont reprochés. 

 

 

 

 

Maître Luskin, expert en affaires de délinquance en col blanc et autres investigations fédérales, est célèbre pour avoir défendu le conseiller et stratège politique Karl Rove au cours de l'affaire Valérie Plame. Plus récemment, il a défendu le cycliste Lance Armstrong au cours de ses démêlés avec la U.S. Anti-Doping Agency.

 

Dans sa lettre aux représentants du Pentagone, l'homme de loi a déclaré : « Comme vous le savez, l'accord de non-divulgation d'informations classifiées, que vous joignez à votre lettre, invite, mais d'aucune manière n'oblige M. Owen à présenter des documents pour un examen de pré-publication. Bien que la déclaration de non-divulgation exige réellement un examen de sécurité dans certaines circonstances, cette obligation est expressément limitée aux programmes d'accès spéciaux spécifiquement identifiés.

 

Cet accord a été exécuté en janvier 2007 et les programmes auxquels il s'applique ont été identifiés à cette date. En conséquence, il est difficile de comprendre comment la matière qui est le sujet du livre de M. Owen pourrait être englobée selon l'accord de non-divulgation que vous avez identifié. »

 

En outre : la lettre de Luskin précise que Mark Owen avait demandé un avis juridique avant de donner son livre à publier, dans le but de s'assurer qu'aucune information confidentielle, violant ses accords ou mettant en danger ses anciens équipiers, ne soit révélée par sa publication. Selon lui, l'auteur est « fier de sa carrière au sein des forces spéciales et respectueux de ses obligations. »

 

L'intégralité de la réponse faite au département de la défense, à lire ci-dessous :