L'eau s'infiltre au Département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France

Antoine Oury - 08.02.2018

Edition - Bibliothèques - BnF Richelieu - bibliothèque nationale de France - manuscrits BnF infiltration inondation


Le site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France inquiète depuis plus d'un an les personnels de l'établissement. Ce site historique de la BnF, qui abrite plusieurs départements, est en cours de rénovation. Mais les bâtiments flambant neufs rendus il y a quelques mois font apparaître des dysfonctionnements et des malfaçons. La faute à un opérateur des travaux qui aurait rendu les bâtiments trop rapidement pour tenter de limiter les retards, selon les personnels et leurs représentants.

 

L'infiltration qui s'est déclarée dans la salle de lecture du Département des Manuscrits, ce 7 février

 

Après plusieurs malfaçons signalées par les personnels du site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France, dont des ascenseurs en dysfonctionnement, des systèmes de sécurisation des portes ou encore des problèmes de chauffage et de refroidissement, la série noire continue rue de Richelieu. Une importante infiltration s'est ainsi déclarée dans la salle de lecture du Département des Manuscrits de l'établissement.

 

L'infiltration par la façade a pour le moment été traitée avec les moyens du bord, selon nos informations et les clichés que nous publions ci-dessous. Les 6 fenêtres de la salle de lecture du Département des Manuscrits prendraient également l'eau, selon nos informations. Certes, la direction de la BnF avait assuré que des travaux seraient réalisés sur les fenêtres des bâtiments, mais le personnel est un peu dépité...

 

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« C'est hallucinant », nous confie-t-on : la fermeture de la salle de lecture a été demandée par le personnel en raison de l'absence de chauffage, en plein hiver et sous la neige.

 

De nouvelles inondations frappent
le site Richelieu de la BnF

 

Pour la rénovation des fenêtres, la direction de la BnF nous a assuré que ces besoins, non identifiés au début du chantier de rénovation, en 2010, seraient bientôt couverts, avec 700.000 € investis pour ces travaux de finition. Pour le reste, les personnels et les syndicats pointent la responsabilité de l'Oppic, l'Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture, sous la tutelle du ministère de la Culture.

 

La responsabilité de l'opérateur est en effet engagée, selon certains membres du personnel : le bâtiment rendu en mai 2016 n'aurait pas été correctement contrôlé par l'Oppic. Ces négligences pourraient aujourd'hui coûter cher, à la fois au niveau du budget nécessaire aux réparations, mais aussi vis-à-vis des risques liés à ces malfaçons : l'année dernière, des bureaux du site Richelieu ont échappé de peu à... un incendie criminel. À moins que les infiltrations ne soient un moyen de défense.

 

Devant le ministère de la Culture, le désarroi
des personnels de la BnF


Le ministère de la Culture doit recevoir les personnels de la BnF le 15 février prochain pour un entretien autour de la situation, mais l'Oppic n'a toujours pas réagi à la situation, après une réunion de crise organisée avec la direction de la BnF au cours du mois de janvier.




Commentaires

C'est totalement inadmissible ! Y aurait-il une pétition à signer

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