L'Ecole de Traduction Littéraire du CNL bénéficiera du soutien de l'Asfored

Claire Darfeuille - 28.10.2014

Edition - International - ETL - Asfored - CNL


Le CNL s'associe à l'Asfored pour pérenniser et développer l'École de Traduction littéraire lancée en 2012. La seconde promotion démarrera le 10 janvier, les dossiers de candidatures sont à déposer avant le 8 novembre.

 

Vincent Monadé, prdt. du CNL, Aïda Diab, dir. de l'Asfored et Olivier Mannoni, dir. de l'ETL 

 

 

L'École de Traduction Littéraire entre dans une nouvelle étape de son développement grâce à la signature d'une convention tripartite avec l'Association nationale pour la formation et le perfectionnement professionnels dans les métiers de l'édition (Asfored), créée en 1972 à l'initiative du Syndicat National de l'Edition. Il s'agit de poursuivre et de renforcer le travail effectué lors de la première session de formation tout en conservant les ingrédients pour un « alliage unique de création et de compétences techniques », selon Vincent Montagne, son président.

 

« Un modèle unique au monde »

 

Lundi 27 octobre à l'occasion de l'annonce de ce partenariat au CNL, son président Vincent Monadé a dans un premier temps évoqué l'engagement historique du CNL pour la traduction et pour les droits des traducteurs, notamment le droit à la formation professionnelle. Ainsi, « ce travail en commun avec l'Asfored permettra d'assurer la pérennité de l'ETL et son succès dans la durée », a expliqué Vincent Monadé. De son côté, la directrice de l'Asfored, Aïda Diab a exprimé sa volonté de « faire rayonner l'ETL, modèle unique au monde, en France et à l'étranger ».

 

Après une première phase expérimentale, l'ETL initiée par le traducteur Olivier Mannoni, a formé pendant deux ans un groupe de 16 jeunes traducteurs multilingues à raison de deux samedis par mois. Les ateliers étaient animés par des traducteurs de renom et par des professionnels de toute la chaîne du livre (voir notre actualitté).

 

Le partenariat avec l'Asfored est, selon Olivier Mannoni, « un petit virage pris par l'École » qui ne changera pas ses modalités de fonctionnement, mais lui donnera un cadre durable. « Je mets l' École dans les clous pour qu'elle existe pour très longtemps », a-t-il résumé, ne cachant pas son espoir que l'ETL « fasse école » et que ses anciens stagiaires en deviennent les ambassadeurs. « Deux des stagiaires ont reçu des prix de traduction prestigieux (les prix Laure Bataillon, Mahogany et Baudelaire à Sika Fakambi et le prix Romain Rolland à Gaëlle Guycheney. Ndr), ce qui prouve que la sélection des dossiers avait été bonne », a souligné son directeur.

 

Priorité aux langues rares

 

Pour la prochaine promotion, l'ETL et l'Asfored ont déjà reçu une cinquantaine de candidatures, y compris de l'étranger. Les postulants doivent avoir déjà au moins une traduction à leur actif chez un éditeur commercial. Cette année, une priorité sera accordée aux langues dites « rares », et plus particulièrement aux langues asiatiques.

 

Les frais de formation peuvent être pris en charge par l'Afdas à condition que le candidat soit affilié ou en cours d'affiliation à l'Agessa, c'est-à-dire qu'il peut justifier de revenus à hauteur de 9 000 euros sur les trois dernières années. « Mais ces conditions de financement ne doivent pas être un frein aux candidatures », a tempéré Marlène Serin, responsable de formation à l'Asfored qui assure que « d'autres montages financiers peuvent être trouvés ».

 

Répondre aux besoins spécifiques des traducteurs

 

Depuis 42 ans, l'Asfored a formé plus de 60 000 professionnels dans les métiers de l'édition et accompagné le monde du livre dans ses mutations. Sa directrice a souligné que les ateliers techniques, tant informatiques que juridiques, conçus avec les intervenants de l'ETL et ceux de l'Asfored, répondront aux besoins spécifiques des traducteurs. Par ailleurs, la plateforme pédagogique sera mise à disposition des stagiaires deux samedis par mois. L'inscription dès 2015 de la formation au Répertoire National de Certification Professionnelle (RNCP) et le dépôt du nom à l'INPI assurera une reconnaissance supplémentaire de l'ETL au niveau national.

 

Signe de la réussite de la formation, aucun des 16 stagiaires de la première promotion n'a été tenté d'arrêter en cours de route. D'après Olivier Mannoni, les élèves de l'ETL sont « des stagiaires heureux » dont « la progression a été stupéfiante sur les deux ans ». Beaucoup ont trouvé du travail depuis le début de leur formation, par ailleurs, est née entre eux « une solidarité extraordinaire » qui elle aussi fera peut-être école…

 

Les dossiers de candidature doivent être adressés en deux exemplaires, avant le 8 novembre 2014 par courrier à l'Asfored 21 rue Charles-Fourier – 75 013 Paris, ou par mail : etl-cnl@asfored.org