L’écrivain et philosophe Iouri Mamleïev a disparu

Julie Torterolo - 26.10.2015

Edition - International -  Iouri Mamleïev - écrivain russe - décès


Hospitalisé depuis fin août, l’écrivain russe Iouri Mamleïev est décédé dimanche à Moscou. Âgé de 83 ans, il laisse derrière lui plus de 27 livres ainsi qu’un nouveau courant littéraire que les médias russes appellent le réalisme métaphysique. 

 

 

 

Le critique littéraire Vladimir Bondarenko, proche de l’écrivain russe, a annoncé la nouvelle : « La littérature russe a perdu l’un de ses auteurs classiques du 20e siècle. Je crois que ses écrits seront encore en vie et lus en Russie. C’est un écrivain unique, qui a influencé le développement de la littérature contemporaine », a-t-il déclaré à l’agence de presse russe, Itar Tass

 

Né le 11 décembre 10931 Moscou, Iouri Mamleïev a débuté sa carrière à Moscou en tant qu’enseignement de mathématique. Il écrivait des nouvelles, romans et essais philosophiques qu’il diffusait grâce au samizdat — système clandestin de circulation d’écrits pendant l’URSS. Ne pouvant ainsi pas publier officiellement ses écrits contenant des idées éloignées du régime dans son pays natal, l’intellectuel migra aux États-Unis en 1974, afin de devenir professeur.

 

Il emménagea par la suite à Paris, en 1983, où il a enseigné la littérature russe à l’Institut des civilisations orientales. 

 

C’est ainsi que ses livres ont été traduits dans les langues européennes. En France, il a par exemple publié Chatouny, en 1988, Le temps errant, en 2004 aux éditions Serpent à plumes ou encore La dernière Comédie chez Robert Laffont, en 1999. Il rentra ensuite en Russie, au début des années 1990, où il publia près de 27 livres. Ses pièces ont également été mises en scène en Russie et en Autriche.