L'écrivain Martin Amis doit tout à sa belle-mère et Jane Austen

Clément Solym - 23.02.2014

Edition - Société - Martin Amis - littérature - succès


A l'occasion du festival de Perth, Martin Amis s'est confié au Guardian, et remercié pour l'ensemble de sa carrière, et son succès littéraire, sa belle-mère, Elizabeth Jane Howard, et Jane Austen, la romancière du XIXe siècle. Quant à son propre père, Kingsley, le sentiment reste assez mitigé. 

 

 

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LoopZilla, CC BY SA 2.0

 

 

Adolescent, vivant dans un paysage sinistré après que le mariage de ses parents a volé en éclats, Amis se souvient d'un gosse paumé. « Pas drogué, ni quelque chose du genre... Juste à la dérive, aliéné dans un état d'esprit tout sauf combatif. Et puis Jane m'a amené à la littérature. Elle m'a donné une liste de lecture, et ça a commencé insidieusement avec Orgueil et Préjugés. Et après une heure, je suis suis allé frappé à la porte de son bureau, et j'ai demandé : ‘Je dois savoir : Elizabeth va-t-elle épouser Darcy ?'. Je m'attendais à ce qu'elle répondit : ‘Eh bien, il faudra finir le livre pour le savoir.' Mais elle a dit, imitant parfaitement un évanouissement aristocratique : ‘Oui !'. »

 

C'est ainsi que la lecture a débuté pour l'ado paumé.

 

Quant à son père, c'est une autre paire de manches. « Je pense qu'il y a une certaine particularité dans mon cas - être le fils de », explique-t-il. C'est progressivement devenu pour lui une malédiction, une contamination par hérédité, l'héritage d'un élitisme. Pas la première fois que le romancier s'en prend à son géniteur : « La vie aurait été plus simple sans mon père », disait-il déjà en juillet dernier. Heureusement, celui-ci n'est plus de ce monde pour entendre ces paroles.

 

Aujourd'hui, Amis n'a pas arrêté de fumer, et écrit toujours des horreurs. Mais son tabagisme est devenu numérique, et avec son e-cigarette à la bouche, il continue ses livres sur la folie des lois américaines sur la vente d'armes à feu. « Me rendre aux États-Unis a aiguisé mon idée de cette incroyable contradiction dans la vie américaine, et de ses illusions et insanités institutionnalisées. » Il parle alors de la National Rifle Association, organisation au pouvoir immense et tentaculaire dans le pays, dont les visées extrémistes sont en désaccord avec l'opinion publique.




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