L'écrivain Mia Couto intègre le programme Rolex de mentorat artistique

Nicolas Gary - 21.12.2015

Edition - Société - Rolex écrivain - MIa Couto - mentorat artistique


D’une absolue ponctualité, la société Rolex met à l’heure son Programme de mentorat artistique. Ce projet international géré depuis le siège social de Genève recherche les jeunes artistes les plus doués, pour leur offrir un accompagnement durant une année. La présence d’un mentor est alors requise, pour assurer un parrainage individuel le plus efficient. 

 

 

Mia Couto © Renato Parada

 

 

Depuis lors, sont invités de grands artistes reconnus, en architecture, arts dramatiques, arts visuels, cinéma, danse, littérature et musique. Ils accompagneront alors durant une année leurs jeunes protégés. Notons que les artistes perçoivent alors un montant de 25.000 francs suisses, ainsi qu’une allocation pour leurs frais de voyages et ainsi de suite. Les mentors reçoivent, eux, 75.000 francs suisses pour leurs honoraires. 

 

« Une fois l’année de mentorat achevée, Rolex maintient le contact avec les protégés et suit leur carrière avec intérêt. Pour les protégés, l’année peut déboucher sur les résultats les plus divers : un nouveau roman ou un nouveau spectacle, un poste de danseur dans la compagnie du mentor, ou une œuvre réalisée en collaboration avec lui. Rolex sait que, pour bon nombre de ces jeunes artistes, les effets bénéfiques du programme se prolongeront bien au-delà du mentorat », explique patiemment, la marque. 

 

Eh bien un nouveau mentor pour le secteur de la littérature fait son entrée : Mia Couto, comptera parmi les recrues du cycle 2016-2017. 

 

Salué pour la langue créative et évocatrice qui parcourt ses poèmes, nouvelles et romans, Mia Couto compte parmi les plus grands auteurs africains. Son premier roman, Terra Sonâmbula (Terre somnambule), a reçu en 2014 le prix littéraire américain Neustadt International Prize for Literature et est largement considéré comme l’un des meilleurs livres africains du XXe siècle.

 

Originaire du Mozambique, Mia Couto a figuré parmi les finalistes 2015 du Prix international Man Booker, distinction décernée à des écrivains pour l’ensemble de leur œuvre.

 

Il poursuivra les échanges et cet art de la collaboration que bien d’autres avant lui ont mené Michael Ondaatje, Margaret Atwood, Hans Magnus Enzensberger, Wole Soyinka, Tahar Ben Jelloun, Mario Vargas Llosa et Toni Morrison. 

 

Lancé en juin 2002 afin de contribuer à la pérennité du patrimoine artistique mondial, le programme demande que mentor et protégé passent ensemble au moins six semaines. « Mais nombre d’entre eux en partagent bien plus. Ils décident ensemble des lieux et des dates de leurs rencontres et sont libres de choisir la forme que revêtiront leurs échanges. »