L'écrivain Nicholas Sparks présente des excuses à la communauté LGBT

Heulard Mégane - 20.06.2019

Edition - Justice - Nicholas Sparks - procès Nicholas Sparks - communauté LGBT


Le célèbre écrivain Nicholas Sparks a cofondé l’école Epiphany School of Global Studie basée à New Bern, en Caroline du Nord, en 2006. Mais, depuis 2014, il est engagé, aux côtés des membres du conseil d’administration, dans une bataille juridique contre l’ancien directeur et PDG de l’école, Saul Benjamin. Le procès intenté par ce dernier fait suite à des actes de « harcèlement, racisme et homophobie » qu'il attribue à Sparks. La semaine dernière, les emails en cause ont été obtenus et diffusés par le site Daily Beast. 


Nicholas Sparks, via Facebook

 
Nicholas Sparks est mondialement connu pour être l’auteur de l'ouvrage Les Pages de notre amour (The Notebook) publié chez Robert Laffont en 1997, et adapté au cinéma en 2004 sous le titre N’oublie jamais

En 2006, il a cofondé une école préparatoire qui compte environ 500 élèves et se décrit comme « ancrée dans le commandement judéo-chrétien d’aimer Dieu et son prochain comme soi-même ». Elle met l’accent sur l’apprentissage des langues, des visites régulières dans d’autres pays et une compréhension globale du monde, en prise avec les enjeux du XXIe siècle.

En 2014, Saul Benjamin, ancien directeur de l’école, intente un procès à l’encontre de l’auteur pour « racisme, homophobie et harcèlement envers certains élèves ».

Les avocats de Benjamin ont écrit dans la plainte que « Sparks et les membres du conseil d’administration ont, sans excuses, marginalisé, intimidé et harcelé les membres de la communauté scolaire dont les opinions et/ou identités religieuses ne correspondaient pas à leurs préjugés religieux et extrémistes ».

Sparks a rejeté les réclamations dans une déclaration judiciaire de 29 pages. Mais des courriels entre Sparks et l’ancien directeur Saul Benjamin ont été divulgués par le Daily Beast, la semaine dernière, dans le cadre du procès en cours. Ils montrent que l’auteur s’oppose à plusieurs reprises aux tentatives de Benjamin de rendre l’école accessible à toutes les religions, origines et sexualités.
 
 
Les tensions ont augmenté lorsqu’en 2013, certains élèves ont apparemment été la cible de harcèlement en raison de leur homosexualité. Selon le Daily Beast, une rumeur s’était répandue, selon laquelle Benjamin avait formé ce que Sparks appelait un « club gay », et le conseil d’administration a ensuite insisté pour que le club soit interdit.

Dans les emails, Sparks critique notamment Benjamin sur le fait de faire « la promotion d’une culture et d’un programme visant à rendre l’homosexualité ouverte et acceptée » et d’avoir des « des priorités mal placées au niveau scolaire » selon le Daily Beast. Des priorités qui valoriseraient la communauté LGBT, la diversité, les autres religions, par opposition aux questions des traditions chrétiennes, selon Sparks.

Dans un autre cas, Sparks dit vouloir interdire les manifestations des élèves dans l'enceinte de l’école, une réponse directe à la demande de deux jeunes filles lesbiennes qui prévoyaient d’annoncer leur orientation sexuelle à la chapelle de l’école.

Suite à la diffusion de ces emails, Sparks s’est excusé publiquement sur son Twitter déclarant qu’il était « un partisan sans équivoque du mariage gay, de l’adoption gay et de l’égalité en matière de droits du travail. En tant que personne qui a passé la majeure partie de ma vie comme écrivain et qui comprend le pouvoir des mots, je regrette et je m’excuse d’avoir pu blesser des jeunes et des membres de la communauté LGBTQ, y compris mes amis et collègues dans cette communauté. »
 

 
Il a ajouté : « Quand j’ai utilisé dans l’un de mes courriels des mots tels qu’“il n’y aura jamais de club LGBT” à Epiphany, je répondais avec véhémence aux instructions du directeur pour créer ce club… Mon souci, si un club devait être fondé, était que cela soit fait de manière réfléchie et transparente avec le consentement des professeurs, étudiants et parents — non en secret et d'une façon qui semble confidentielle. J’aurais aimé utiliser ces mots exacts. »

L’avocat de Benjamin, Lawrence Pearson a déclaré : « Les courriels écrits par Nicholas Sparks parlent d’eux-mêmes. Malgré les tentatives de M. Sparks de minimiser ses actes discriminatoires, ce n'est pas à lui de décider ce qui constitue ou non une “actualité” digne de ce nom. Nous sommes impatients de faire valoir les droits de M. Benjamin lors de son procès en août. »

Affaire à suivre, donc... 

Via The Bookseller et The Daily Beast



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