L'écrivain pakistanais Intizar Hussain meurt à l'âge de 92 ans

Antoine Oury - 03.02.2016

Edition - International - Pakistan Intizar Hussain - Intizar Hussain écrivain


Intizar Hussain avait placé le Pakistan sur la carte de la littérature mondiale : l'auteur est mort mardi à l'âge de 92 ans des suites d'une maladie. Né en 1925, il fut l'un des premiers auteurs ourdouphones à avoir obtenu une reconnaissance internationale, à travers une nomination pour le Man Booker Prize en 2013 et la médaille d'Officier des Arts et des Lettres en septembre 2014.

 

 

 

L'AFP rappelle qu'Intizar Hussain était à la fois romancier, chroniqueur, biographe, traducteur et éditorialiste : il est à la tête d'une œuvre imposante, mais aucun de ses livres n'est disponible en français. Parmi ses œuvres notables, Naya Gar, description de la vie au Pakistan sous la dictature du général Zia-ul-Haq. Hussain a signé 5 romans et 7 recueils de nouvelles, et a mené une carrière journalistique intense au sein des journaux Imroze et Mashriq.

 

Né en Inde, Hussain avait émigré au Pakistan en 1947 pour ne plus quitter le pays. Il était revenu sur ce voyage, cette installation et leurs implications dans The First Morning. Grand francophile, Hussain a traduit des œuvres de Jean-Paul Sartre, Albert Camus et André Gide en ourdou.

 

En septembre 2014, Intizar Hussain avait été distingué au sein de l'Ordre des Arts et des Lettres. Fleur Pellerin a rendu hommage à l'écrivain : « C’était un esprit universel soucieux de favoriser de toutes les façons possibles l’indispensable dialogue des cultures », salue Fleur Pellerin en rappelant ses relations privilégiées avec la France.

 

« Intizar Hussain était un homme de lettres. Sa mort laisse un grand vide dans les cercles littéraires du sous-continent, qui sera ressenti pendant des siècles », a déclaré à l'AFP l'auteur ourdouphone Munnu Bhai.