L'éditeur Avalon Books devient propriété d'Amazon

Clément Solym - 05.06.2012

Edition - Economie - Avalon Books - Amazon - rachat


Dans la série des petites acquisitions réalisées par Amazon pour asseoir autant que faire se peut sa position dans le monde du livre, le rachat de la petite maison d'édition Avalon est à mettre aux actifs. Évidemment, aucune des conditions de l'accord financier n'est stipulée, mais tout de même...

 

Un catalogue de 3000 livres vient donc de se perdre dans les abîmes d'Amazon, puisque leur commercialisation numérique se fera exclusivement au travers du Kindle. Autrement dit, impossible de les lire sans passer par l'environnement Kindle, bien verrouillé. 

 

 

 

La maison Avalon a une soixantaine d'années, et Ellen Bouregy Mickelsen, l'éditrice, assure dans un communiqué qu'Avalon Books, fondé par son père, a connu depuis 1995 des moments joyeux. Sauf qu'elle a la charge de la boutique depuis cette période, et qu'il estime nécessaire d'aller voir ailleurs. « J'ai choisi Amazon Publishing parce qu'ils se soucient sincèrement des écrivains, des lecteurs et des genres qui ont longtemps compté pour notre entreprise familiale. Et ils sont bien placés pour assurer que nos titres puissent faire le bond vers l'avenir numérique. »

 

Dans le catalogue d'Avalon, on retrouve des oeuvres de romance et des westerns. Le rachat par Amazon fera basculer pour la première fois la maison dans le monde du livre numérique. Les ouvrages seront distribués au travers de sa filiale Avalon West Coast. Cependant, chose rassurante, les livres papier resteront accessibles dans les librairies et les bibliothèques. Eh oui, le DRM papier n'a pas encore été inventé.

 

Personne n'a pu oublier que dernièrement, c'était non pas une maison d'édition, qu'Amazon s'était offerte, mais l'intégralité des oeuvres de Ian Fleming, avec une publication et une commercialisation exclusive chez Amazon - et donc en version numérique. Et qu'en décembre dernier, peu avant le rachat de James Bond, c'est la maison Marshall Cavendish, qu'Amazon s'était offerte.

 

De quoi se reposer la question qui tarabuste le Ministère de la Justice : faut-il accepter la concurrence libre ou le monopole sauvage ?