L'éditeur Juggernaut, victime de cybersquatting, obtient gain de cause

Victor De Sepausy - 20.08.2019

Edition - Justice - Juggernaut contrefaçon - justice Etats-Unis - Inde éditeur


La réussite attire les convoitises, et les malversations sous toutes leurs formes. Internet offre depuis des années des cas de cybersquatting, où un petit margoulin tente de s’approprier, indirectement, la marque d’une société ayant pignon sur rue. C’est ce qu’a enduré Juggernaut, éditeur numérique indien des plus dynamiques.


 

Juggernaut. La référence à cette force inarrêtable, parce qu’elle détruit les obstacles qui s’opposent à elle, dans la culture hindoue, est évidente. Mais au-delà de l’image de rouleau compresseur, pour l’éditeur, le sentier juridique ne fut pas de tout repos. 

Chiki Sarkar, fondatrice de la société, et ancienne de Penguin Random House India, avait saisi l’enjeu d’une diffusion numérique des œuvres — depuis, elle signe même des contrats avec des studios de production. Juggernaut Books fut en effet créé en septembre 2015, et le succès rencontré reste fulgurant

Au point qu’une société new-yorkaise, Ink Mango Inc, avait lancé un site nommé thejuggernaut.com, proposant un système de publication pour des histoires d’inspiration sud asiatique. Et de décliner toute cette marque à travers réseaux sociaux, et autres plateformes de diffusion de contenu, pour asseoir sa réputation.

Laquelle empiétait quelque peu sur la marque Juggernaut Books, tout en cherchant à accaparer le modèle économique et la ligne éditoriale. Ce qui faisait beaucoup. En effet, Juggernaut Books offre avant tout un modèle d’autopublication à destination d’auteurs d’Inde — et d’histoire tournant autour de cette partie du monde.
 
La Haute Cour de Delhi vient de trancher l’affaire, ordonnant que soit bloqué le nom de domaine et impose à Namecheap Inc, le registrar qui l’avait validé, de le rendre inaccessible. Si les structures n’appliquent pas rapidement la sanction du juge indien, des conséquences seront à attendre.

Sauf que les cas de cybersquatting ne se règlent pas si facilement : généralement, les détenteurs de marques se retrouvent obligés d’acheter un nom de domaine avec une multitude d’extensions —.COM, .NET, .ORG, etc. — tout en déclinant leur propre marque avec des variantes pour contrer les tentatives d’usurpations.


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