L'éditeur ne gèle pas les achats, il opère un meilleur contrôle

Clément Solym - 27.11.2008

Edition - Les maisons - gel - achat - livres


Le gel des achats de livres chez Harcourt Houghton Mifflin a commencé à circuler comme une fusée d'une rédaction de magazine à l'autre : cet arrêt temporaire de l'acquisition de nouveaux titres, lié manifestement à une conjoncture économique moribonde a cependant été vérifiée par Otto Penzler Books, filiale directe du groupe.

Cet éditeur a contacté directement les hautes sphères de la direction, qui resteront anonymes. Sa question fut simple : il avait entendu et lu les mesures drastiques prises, mais n'était-ce pas qu'un simple resserrage de ceinture ? « Cela signifie-t-il que je peux continuer à acheter des livres ? », questionne-t-il ? Réponse : « Absolument. »

On parlait en effet d'un « léger gel », officiellement bien que plusieurs sources affirmaient que la coupure était nette, inspirée par cette remarque du vice-président de la communication, Josef Rosenfeld : « Nous avons coupé le robinet, mais les tuyaux sont encore remplis. »

D'autre part, le magazine Publishers Weekly annonçait plus ouvertement que la crise économique avait mené HMH à cesser l'achat de livres. Aujourd'hui, la direction parlerait plus d'un « degré de contrôle plus élevé », avant d'investir. Et aux agents qui se demandent s'ils doivent continuer à soumettre des manuscrits, Rosenfeld rétorque : « Je ne vois pas pourquoi vous arrêteriez. »