L'éditeur scolaire Pearson face à “la génération Spotify” qui n'achète plus

Nicolas Gary - 26.02.2018

Edition - Economie - pearson éditeur scolaire - chiffre affaires Pearson - Spotify génération louer


Pour se sortir d’une situation économique pourtant redressée, mais minée par des dettes, le groupe éditorial Pearson travaille à une nouvelle approche. Le secteur éducatif/scolaire, en proie à de multiples hésitations, a déjà opéré des coupes sévères. Désormais, l’avenir sera numérique, c’est acté, et les perspectives convergent donc vers internet.

 



 

L’entreprise britannique, âgée de 174 ans, a opéré trois restructurations, une lourde réduction de son personnel, et perdu la moitié de la valeur de son cours à la bourse depuis 2015. Certes, les informations communiquées sur les résultats sont rassurantes. Pour autant, les sacrifices qu’ils ont nécessités restent des plus écrasants.

 

John Fallon, l’actuel directeur général, le souligne dans un communiqué : les activités de sa société dans l’enseignement supérieur pèsent pour près de 30 % des revenus du groupe. Or, les pressions exercées ont impliqué de tailler partout — mais également de revendre différents actifs (presse et édition). 

 

« Nous sommes face à une génération Spotify : elle est bien plus heureuse de payer pour louer un accès aux contenus que d’être propriétaire des contenus dont elle a besoin. À court terme, on subit des pertes de revenus durant la période de transition, mais, une fois celle-ci achevée, on aboutit à une entreprise en bien meilleure santé. »

 

Déclaration d’intention, certes, mais accompagnée de résultats financiers en hausse : le chiffre d’affaires avant impôt dévoile un bénéfice de 421 millions £, contre une perte de 2,6 milliards £ l’année passée. Pourtant, le chiffre d’affaires recule de 0,9 % à 4,5 milliards £, ralentissant l’érosion toutefois.
 

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La vente des actifs dans l’entreprise Penguin Random House codétenue avec Bertelsmann se poursuit : les 22 % cédés ne laissent plus que 25 % à Pearson dans la structure. De même, la vente des didacticiels scolaires K12 a apporté des liquidités essentielles. 

 

Ainsi, 2018 marquera une année charnière, alors que l’entreprise dispose d’une meilleure visibilité et d’un plus grand contrôle que les années passées. Pour ce faire, un plan de licenciement de 3000 personnes, commencé en août 2017 et échelonné jusqu’en 2020, a dû être mis en place. 


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