L'éditeur tente de récupérer des avances versées

Clément Solym - 26.09.2012

Edition - Justice - Penguin - avances - auteurs


Les avances versées aux auteurs qui ne rendent jamais de livres en retour, c'est toujours délicat. Et à ce titre, Penguin vient de se retrousser les manches, pour recouvrer des sommes payées à des écrivains ingénus qui n'ont jamais publié les ouvrages pour lesquels ils furent rémunérés. C'est qu'avec le système des avances, les éditeurs prennent le pari sur un auteur - au risque de perdre de jolies sommes...

 

 


 

 

Dans le cas présent, les auteurs se défendent de toute volonté de nuire à l'éditeur. Ils n'auraient jamais eu, semble-t-il, le temps d'écrire réellement les ouvrages. Plusieurs grands noms de la littérature américaine sont impliqués dans cette vilaine histoire, qui sera réglée devant la Cour suprême de New York, pour rupture abusive de contrat et enrichissement indus, ainsi que d'autres petites plaintes. 

 

Au rang de fautifs, on trouve Elizabeth Wurtzel, auteure de Prozac Nation qui avait signé en 2003 pour un ouvrage aidant les ados à guérir de la dépression, et reçu 100.000 $. Penguin veut récupérer 33.000 $ sur cette somme. 

 

Une autre, la blogueuse Ana Marie Cox, qui avait perçu 325.000 $ pour un livre humoristique sur la nouvelle vague des militants politiques. Elle devrait rendre 81.250 $ à l'éditeur. Et ainsi de suite, avec un montant total qui avoisine les 600.000 $ tout de même.

 

Or, la polémique a enflé lorsque les auteurs ont déclenché les hostilités dans les commentaires de l'article, assurant que non seulement ils avaient présenté les livres à Penguin, mais surtout que l'éditeur les avait refusés, les considérants impropres à être publiés.  (via The Smoking Gun)