L'édition à l'ère de la machine, lésée par les publicitaires

Clément Solym - 29.03.2012

Edition - Les maisons - Technologie publicitaire - Digiday - Machine


Depuis plusieurs années, les investissements dans les technologies publicitaires se multiplient, et les maisons d'édition, en théorie, devraient pleinement en profiter. Cependant,  le sentiment général est que « l'ère de la machine » ne va pas résoudre leurs difficultés actuelles. 

 

C'était le message général du Digiday Publishing Summit , qui s'est déroulé du 25 au 27 mars aux États-Unis, selon Jack Marshall de Digiday, qui était sur place.

 

Lors du sommet, la plupart des éditeurs ont admis être inquiets des négociations automatisées sur la publicité, alors que leurs priorités reposent avant tout dans les ventes directes et les opportunités de primes plutôt qu'exclusivement dans les ventes déterminées par l'audience.  

 

 


« Un contenu de qualité sur le Web apparaît directement comme une opportunité de taille pour les marques », a expliqué Deanna Brown, directrice de Federated Media, « les réseaux perdent du terrain face aux machines et évoluent vers des ventes basées sur le contexte, tout comme les maisons d'édition. Nous nous concentrons sur des discussions portant sur les technologies, mais je pense que le sujet de fond est la qualité du contenu ».

 

Par ailleurs, le directeur des ventes d'édition de Google, Laurent Cordier, s'est offusqué que des acteurs du secteur aient suggéré que la technologie sans cesse croissante de cette entreprise soit plus tournée vers les intérêts des publicitaires que ceux de ses éditeurs partenaires.

 

« Les éditeurs ont la décision finale concernant les marges des intermédiaires » a-t-il dit, insistant sur la possibilité de conserver un rôle neutre dans l'espace dédié aux technologies publicitaires malgré le fait que cet espace constitue à présent un support d'affichages publicitaires majeur.  

 

Mais peut-être existe-t-il un « sweet-spot » où le contenu, le contexte et les données convergent, selon Andy Wilson de Meredith Digital, qui a expliqué que son entreprise s'attache à comprendre et concurrencer les données de l'audience auxquelles elle a accès.