L'édition allemande remontée contre le TTIP, traité transatlantique

Antoine Oury - 28.04.2015

Edition - International - édition allemande - Allemagne - TTIP


Cela fait des années que le traité transatlantique, vaste partenariat commercial entre l'Europe et les États-Unis, est en négociation. Des années, aussi, que les citoyens et différentes organisations s'alarment du secret qui plane sur ces accords. Sans obtenir de transparence pleine et entière. Le Börsenverein, association des éditeurs et des libraires allemands, veut faire entendre sa voix sur le commerce du livre, et met en ligne un site dédié.

 



 Le Börsenverein fait de la résistance

 

 

Le Börsenverein, qui représente donc les éditeurs et les libraires allemands, s'inquiète de la non-exclusion du secteur culturel — en particulier du monde du livre — du mandat des négociateurs de l'Union européenne et des États-Unis. Ce mystérieux accord transatlantique (TTIP) pourrait en effet contenir quelques clauses visant à réduire les mesures de régulation économique mises en place par les différents États.

 

Prix unique, subvention versée aux uns ou aux autres... Toutes les mesures visant à protéger le marché du livre, et en particulier ses acteurs les plus faibles, pourraient être remises en question par le TTIP. L'association professionnelle va mettre en ligne le site prochainement, afin que chacun puisse faire part de ses sentiments et de ses inquiétudes sur le TTIP.

 

Ensuite... Et bien, tout cela sera probablement envoyé aux intéressés. Pas sûr qu'une réponse surgisse, malgré tout...

 

En France, peu d'organisations professionnelles se sont manifestées contre le TTIP. Il n'y en aurait même qu'une, à notre connaissance, le Conseil Européen des Associations de Traducteurs Littéraires (CEATL), qui a formalisé son opposition dans un communiqué, en février 2015. « [L]e TTIP ne tolérera les dispositifs de promotion et de protection de la culture que dans la mesure où ils seront non discriminatoires. Les subventions au secteur du Livre, mais également les politiques de prix unique du livre ou de droit de prêt pourraient être remises en cause », expliquait l'organisation.

 

Deux députés UMP ont interrogé Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, fin février et à la mi-mars. Laurence Arribagé, députée de Haute-Garonne, et Christian Kert, député des Bouches-du-Rhône, lui ont demandé « un appui ferme auprès de la Commission afin que celle-ci réaffirme positivement la légalité des politiques nationales de soutien et de promotion de la littérature qui constitue une richesse culturelle indéniable en Europe ».

 

Mais aucune réponse n'a été fournie, pour l'instant. En lieu et place de « Thug Life », c'est donc surtout :