L'édition américaine adopte le service de presse numérique pour ses livres

Clément Solym - 12.06.2020

Edition - International - service presse numérique - New York éditeurs - travail bureaux éditeurs


L’Europe déconfine avec plus ou moins de vigilance, mais le reste du monde n’a pas encore franchi toutes les étapes. Les États-Unis, qui comptent à ce jour le plus grand nombre de morts du fait du coronavirus, redoutent même une seconde vague. Et plus spécifiquement les marchés boursiers. Dans l’industrie du livre, on prévoit d’ailleurs de ne pas reprendre tout de suite le chemin de l’école…

New York City, USA

 

Le déconfinement américain a débuté depuis un mois maintenant, bien que le taux de mortalité reste élevé. Une enquête de Publishers Weekly semble indiquer que les entreprises de New York ne s’attendent pas à revoir leurs salariés dans les bureaux avant le 1er septembre. 

La Big Apple, qui abrite le siège des plus grands groupes éditoriaux, reste fébrile : trop d’incertitudes sur l’évolution du virus planent pour qu’un consensus s’installe. Et le premier des problèmes porte sur les moyens de transport en commun de la ville. Métro, bus ou train, les employés suivent plutôt les recommandations des responsables de la ville, pour ne pas accentuer le nombre d’usagers durant les heures de pointe. 

Plusieurs des groupes éditoriaux indiquent qu’ils prévoient un retour progressif pour la réouverture de leurs bureaux. Et malgré des dispositions facilitant le retour de certains, la pratique n’est pas vraiment encouragée. Et, dans tous les cas, le port du masque serait obligatoire. 
 

Télétravail et numérique


Personnel limité, alternance sur les jours de présence et probablement des semaines de quatre jours maximum : les mesures de sécurité convergent malgré tout. Le contrôle de la température corporelle ne fait cependant pas l’unanimité, note-t-on. 

Le télétravail, un des grands enjeux en France, est très discuté. Dans un entretien avec le directeur général délégué des éditions La Martinière, Séverin Cassin, la solution fut évoquée : la généralisation du travail à domicile, durant le confinement, a été obligatoire. Mais, par la suite, pourraient apporter des réponses significatives à l’entreprise. Et des commodités réelles pour les salariés.

À New York, les groupes ont été contraints d’adopter le Work From Home, et cette perspective de prolongement ne semble pas effrayer outre mesure. 

Seule réalité : plusieurs groupes ont annulé leur déplacement à Francfort, pour la Foire du livre. Et dans le même temps, les stages d’été, traditionnels, ont également été supprimés. 

Mais une réalité nouvelle se dessine : les services de presse numérique ont été amplement sollicités durant la période. Que ce soit pour les libraires, les critiques ou les bibliothécaires et les médias, le recours au numérique a modifié considérablement les usages. Les éditeurs sollicités par PW affirment que, si les éditions imprimées seront toujours disponibles quand c’est nécessaire, le format numérique devrait devenir le principal acteur…


photo : Pom' CC BY SA 2.0


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