L'édition au Québec a produit moins de livres en 2015

Bouder Robin - 05.05.2017

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Les livres made in Québec ne sont pas légion, ou du moins ne le sont plus autant qu'avant. Depuis 2008, la tendance est à la baisse pour les publications québécoises. Bibliothèque et archives nationales du Québec (BanQ) vient de publier les statistiques de 2015, et dresse un portrait détaillé du marché du livre cette année-là.

 

Drapeau du Québec au vent (Quebec flag flying in the wind).jpg

AzertyFab (CC BY-SA 3.0)


 

Les statistiques de l'édition au Québec en 2015 viennent d'être publiées par Bibliothèque et archives nationales du Québec (aka BANQ), faisant état de la situation du livre québécois. Et ce que l'on remarque, c'est que les livres, brochures, journaux ou revues made in Québec sont de moins en moins nombreux. Comme le souligne Pascale Messier dans le rapport, « depuis 2008, le tirage moyen des livres a eu tendance à diminuer graduellement »... Exception faite d'un sursaut en 2014.

 

En 2015, 8 664 titres ont été publiés, toutes catégories d'éditeurs confondues, contre 9 606 en 2014. « Les éditeurs commerciaux ont publié 69 % des titres imprimés, explique le rapport. L’autoédition occupe toujours le deuxième rang. » Elle couvre 9 % des publications, 2 % de plus que l'année précédente ; le gouvernement du Québec suit juste derrière.

 

Auteurs et éditeurs québécois publient un lexique sur le contrat d'édition

 

Les ouvrages de « langue et littérature » sont les plus édités (55,9 % de la production totale avec 3 339 titres), suivis des livres de « philosophie, psychologie et religion » (11,1 %). Dans les sous-catégories littéraires, c'est la littérature jeunesse qui remporte le gros lot, avec 1 170 titres ; 1 035 romans ont également été publiés en 2015.

C'est la production de bande dessinée qui a subi la baisse la plus importante (-36 %), alors que la sous-catégorie « théâtre » a augmenté sa production de 111,1 %. Pour ce qui est des autres catégories, l'économie baisse au profit de la philosophie et de la technologie.

 

Les publications francophones laissent peu à peu la place à l'anglais, puisqu'elles ont subi en 2015 une baisse de 10,9 % ; les livres en langue anglaise, eux, sont passés de 9,3 % à 10,3 % de la production totale. De manière plus générale, les éditions québécoises ont publié un nombre moins important de traductions en 2015 (14 % de la production totale, 4,1 % de moins qu'en 2014).

 

Il est important de noter néanmoins que ces statistiques ne prennent pas en compte l'ensemble des publications ; l’édition numérique notamment, pourtant en plein essor au Québec, n'est pas représentée dans ces chiffres. Le rapport précise que « bien que le nombre d’éditeurs effectuant le dépôt augmente constamment, le nombre de publications reçues par rapport à l’ensemble de ce qui se publie est encore trop peu élevé pour que BAnQ puisse publier des statistiques représentatives de ce type d’édition ».

Les chiffres publiés sont donc à prendre avec des pincettes, même si la diminution de la production des livres au Québec ne fait aucun doute...