L'édition numérique connaît un certain ralentissement

Clément Solym - 16.10.2012

Edition - Economie - edition - numérique - AAP


Au sein de l'univers numérique, les ebooks d'enfants ont la part belle, selon The Association of American Publishers. La première moitié de l'année 2012 montre une belle croissance, alors que les ventes d'ebooks adultes connaissent un certain ralentissement, miroir sensible de la santé du secteur commercial du numérique.

 

 

 

 

Le nouveau rapport de l'AAP inclut désormais de nouvelles catégories lors de ses sondages : les enfants et les jeunes adultes. Et l'enquête révèle que ce n'est rien qu'une augmentation de 146,4 millions de dollars, lors du premier semestre, que connaît le secteur de ventes des livres numériques pour enfants et jeunes adultes. Soit une hausse de 252 % par rapport à la même période, l'an dernier. Avec 1200 éditeurs interrogés en 2012, contre 90 en 2011, les chiffres se veulent plus proches d'une réalité éditoriale toujours en mutation.

 

Outre le succès des ebooks pour enfants, le commerce des livres numériques pour adulte subit un certain ralentissement de croissance. Avec une hausse de 34,4 % au premier semestre, l'année précédente a connu une croissance à trois chiffres... La baisse de 20 % de vente des livres de poche contribue à penser que les habituels acheteurs se sont tournés vers les ebooks. Ce ne sont donc pas ces derniers qu'on délaisse. D'ailleurs, dans l'ensemble, les ventes d'ebooks représentent environ 25 % du CA du commerce, soit une hausse de 52 % par rapport à la même période en 2011. Soit un revenu de 768 millions de dollars pour le premier semestre.

 

La croissance numérique des grandes maisons d'édition, comme Random House ou Hachette, semble avoir également ralentie, comme ayant atteint désormais un "pic" qui n'engrange plus de montées spectaculaires. D'après les rapports, les revenus de l'édition numérique dans les deux sociétés représentent désormais 27 % du chiffre d'affaires total, en hausse d'environ 21 % l'année précédente. 

 

Évidemment, le rythme vertigineux que connaissait le secteur numérique ne pouvait pas durer éternellement.