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L'édition scientifique promet plus de diversité et d'égalité pour la recherche

Antoine Oury - 22.06.2020

Edition - Les maisons - edition scientifique - edition recherche - edition diversite


Un regroupement de 11 éditeurs scientifiques, parmi lesquels l'American Chemical Society, les presses universitaires de Cambridge, Elsevier ou encore les presses universitaires d'Oxford, s'engage à favoriser la diversité et l'égalité dans la recherche. Pour éviter d'entretenir des biais méthodologiques qui ont une influence sur la science mondiale, ces acteurs majeurs du secteur proposent d'échanger des données et des bonnes pratiques, mais aussi d'établir des standards en la matière.

Egalité murale


Un engagement pour plus de diversité et d'inclusion dans le monde de la recherche et de l'édition scientifique : 11 éditeurs du secteur proposent 4 mesures pour améliorer la situation, proposer plus d'égalité et assurer une représentation des minorités. Les domaines couverts vont des technologies et des mathématiques aux sciences sociales.

Les éditeurs proposent de mettre en commun des données relatives aux chercheurs, anonymisées, qui permettraient d'obtenir un profil précis de la communauté des chercheurs, éditeurs et pairs engagés dans le processus de publication, afin de s'assurer d'une représentation la plus diverse possible. Un partage des bonnes pratiques est aussi prévu, doublé de standards qui restent à définir.

Cette promesse d'action collective intervient après plusieurs années de critiques portées contre les biais qui peuvent apparaitre dans la recherche, dus à un défaut de représentation de certains groupes sociaux, ethnies, nationalités ou genres. Très récemment, plusieurs études ont ainsi révélé la mise à l'écart des femmes dans la publication scientifique, à l'occasion de la crise sanitaire du coronavirus.

Autre affaire corrélée à la Covid-19, et particulièrement médiatisée, celle de la publication par la revue scientifique The Lancet d'une étude sur l'hydroxychloroquine, médicament présenté comme un traitement possible contre le coronavirus. L'étude en question mettait en avant des résultats discréditant l'hydroxychloroquine, mais a fait l'objet de nombreuses critiques de la communauté scientifique, avant que la revue elle-même ne fasse marche arrière.
 
La sur-médiatisation récente de la revue The Lancet, propriété du groupe Elsevier, serait un nouveau coup porté à la crédibilité du secteur, très puissant, de l'édition scientifique. Les efforts à fournir devront donc être à la hauteur du déficit de popularité...

Photographie : illustration, Blandine Le Cain, CC BY 2.0


Commentaires
C'est très étrange... Le monde scientifique est certes très fermé, mais particulièrement ouvert aux thèses farfelus (on ne compte plus les publications biaisés (et pourtant validés par les pairs) sur le LGBT par exemple). Le climat est un autre axe particulier : les thèses pro-réchauffement sont un peu près la seule voie pour être publiée.

Bref, on est largement dans le politiquement correct.

Ce que dénonce les gens est en fait la haute main sur la VALIDATION PAR LES PAIRS. Pour éditer dans une revue, il faut faire partie du sérail (donc être dans les « bons » labos, avoir fait la « bonne » carrière).

À noter que ce monde n'est que l'exact reflet des médias main stream, et d'une bonne partie du monde de l'édition en général.
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