L'Éducation nationale, les réformes et Nicolas Sarkozy

Clément Solym - 25.04.2008

Edition - Société - Sarkozy - enseignement - grèves


Alors que près de 12 millions de français ont focalisé le PAF sur l'intervention du président de la République, durant son interview, hier soir, ce dernier n'a pu échapper aux réflexions des journalistes sur l'enseignement.

Maintenir les réformes

Et Nicolas Sarkozy ne s'est pas défilé, affirmant qu'il allait maintenir « les réformes qui permettront les réductions » de postes contre lesquelles se battent lycéens, enseignants et syndicats. Pourtant, les plus optimistes auront cerné une lueur d'espoir dans ce que le président ne s'est pas avancé sur les chiffres de ces fameuses réductions.

Et concernant les manifestations, le président n'a pas manqué d'avoir un bon mot : « Sur les 25 dernières années, il y a eu 18 manifestations lycéennes qui ont en général conduit à ce que tous les ministres de l'Éducation successifs, avec un grand courage, ont dit 'eh bien puisque les lycéens sont dans la rue, on renonce'. Ils ne devaient pas avoir beaucoup de conviction. »

Retrouver un équilibre salarial

Attaquant de front le problème salarial, avec en filigrane le rapport Pochard, le président a lancé tout de go : « Vous me dites que les enseignants sont malheureux, vous avez raison. La politique qui a consisté à l'embauche systématique sans bien rémunérer ne les a pas rendus heureux. » Une déprime qui n'est pas forcément du simple fait d'un indice salarial, des études l'avaient prouvé.

Et déjouant les embûches, il enchaîna avec la stratégie du double échec : « Il ne faut pas que je poursuive une stratégie qui conduit à un double échec, pour les enseignants et pour les élèves. » Saluant aussi « l'excellent ministre de l'Éducation », Nicolas Sarkozy a montré tout son soutien à la politique de son gouvernement, ajoutant que l'on passerait ainsi « du quantitatif au qualitatif ».

Alléger les charges de travail

Il n'est par ailleurs pas « la peine de faire travailler nos enfants pendant trente-six heures par semaine, si c'est pour que l'année s'arrête au début du mois de mai entre les ponts et l'organisation du bac au mois de juin. Donc il y a des marges de productivité »

D'ailleurs, selon lui, « les enseignants sont dévoués, compétents, font tout ce qu'ils peuvent. S'il suffisait d'embaucher des enseignants pour avoir la meilleure éducation nationale, ça se saurait. »

En septembre prochain, l'éducation nationale a prévu de supprimer près de 10.000 postes, et l'on table actuellement sur 8.830, tant dans les lycées que dans les collèges.



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