L’Église catholique se (re)met à l’heure de l’écriture inclusive

Clara Vincent - 22.11.2019

Edition - Société - Eglise texte sacré - Traduction Missel - Femmes fidélité texte


Mes frères et sœurs", tel devrait débuter, à compter de novembre 2020, le discours de l’ensemble des prêtres catholiques de France à leurs fidèl.e.s pendant la messe. 


Le 5 novembre dernier, la Conférence des évêques de France (CEF) a annoncé dans un communiqué avoir obtenu l’aval du Vatican pour une nouvelle traduction du Missel Romain, le livre qui rassemble les prières permettant de célébrer la messe. 

Une troisième édition du texte sacré qui accordera une plus grande place aux femmes. Aussi intégrera-t-elle une extension à la formule “mes frères” pour lui préférer “mes frères et mes soeurs”. 

Ou plutôt ré-intègrera. Car comme l'a précisé Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble et Vienne, et président de la commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle, au quotidien La Croix, cette nouvelle traduction répond à un souci de plus grande fidélité au texte original latin. Et d’indiquer que « Cette validation clôt un travail qui a débuté en 2002». 

En effet, précise-t-il, l’initiative de cette nouvelle traduction avait été faite à la demande de Jean Paul II, en 2001, dans un texte intitulé Liturgiam authenticam. À sa suite, le pape François avait publié le Magnum principium en 2017. Comme le précise le CEF dans son communiqué : «Ce dernier texte demandait aux conférences épiscopales de respecter trois principes de fidélité au texte de l’Editio typica : fidélité au texte original, fidélité à la langue dans laquelle il est traduit, et fidélité à l’intelligence du texte utilisé par les destinataires

La première édition imprimée de la nouvelle traduction du Missel devrait être publiée en novembre 2020. Sa mise en application dans les paroisses catholiques de France devrait quant à elle être mise en application le premier dimanche de l’Avent de la même année, soit le 29 novembre 2020.

Cette version deviendra définitive à partir du lundi 24 mai 2021, qui correspond au jour de la fête de "Marie, mère de l’Église".
 


Commentaires
Tout à fait d'accord avec «mes frères et soeurs».

Pas avec «fidèl.e.s»: excusez-moi mais on se rapproche dangereusement de la cuistrerie !

«Fidèle» est un terme épicène: un ou une fidèle !

Ces points médians que je trouve disgracieux au possible -avis subjectif -sont donc quoi qu'il en soit factuellement erronés pour ce mot.

Comme quoi l'Église après l'Académie française intègre des éléments de féminisme mais «fidèl.e.s» ne rime à rien.

De grâce !

Sans rancune j'espère !

CHRISTIAN NAUWELAERS
Grâce à Dieu, voici enfin un commentaire qui dénonce cette dictature de soi-disant non discrimination à laquelle la majorité des médias se plient avec complaisance !
Tout ceci est une histoire de gros sous : c'est une rente de situation.

Il y a trois ans, les évêques français ont pondu une nouvelle traduction.

Comme les lectures se suivent sur un cycle de trois années, A, B, et C, le catholique gogo devra se fournir de l'édition 2021 pour continuer à être dans le vent.

Remarque : selon Gustave Thibon, " l'ambition des feuilles mortes est d'être dans le vent ".



Autre casserole que traînent les évêques depuis 50 ans:

Dans le " gloire à dieu " de la messe, il est écrit : " paix aux hommes qu'il (dieu) aime ".

A l'audition, faut-il comprendre " aux hommes que dieu aime " ou " aux hommes qui l'(dieu) aiment " ???

Vos Saintetés, occupez-vous de choses sérieuses...
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