L'élection d'Amin Maalouf, symbole très important pour le Liban

Clément Solym - 24.06.2011

Edition - Société - amin - maalouf - academi


L'élection d'Amin Maalouf sous la Coupole s'est finalement faite sans trop d'encombres. Avec 17 voix en sa faveur, le romancier franco-libanais compte désormais parmi les 40 Immortels, alias Papys la tremblote, comme disait Desproges...

L'occasion pour Bertrand Delanoë de féliciter l'auteur, sans manquer d'exprimer toute son émotion. Saluant l'oeuvre « extraordinairement féconde et inspirée », le maire de Paris se montre sensible à « une langue extraordinairement vive et originale, le choc du particulier et de l’universel ».

« C’est aussi une grande voix du Liban qui est honorée aujourd’hui, et c’est une satisfaction très particulière de voir entrer sous la Coupole un représentant de ce pays amoureux de la vie, qui se situe au confluent de tant de cultures et de civilisations. »

Interrogé sur la prise du siège de Claud Lévi-Strauss, Amin Maalouf est baigné de joie : « C'est un fauteuil prestigieux, intimidant et stimulant, et je m'en approche avec humilité et une immense joie. » Et d'ajouter, auprès de l'AFP : « Dès que j'ai commencé à me consacrer à la littérature, l'Académie avait pour moi un sens. Je ne pensais pas alors y entrer, mais cette idée a peu à peu germé. »

Particulièrement heureux, donc, il assure ne pas bouder son plaisir, ayant on ne peut plus conscience de la force du symbole : « Mon élection à l'Académie française est un symbole très important pour le Liban, un moment que je vis intensément et qui est reçu dans mon pays d'origine avec la même intensité. »

Notons également qu'Alain Juppé a salué cette nomination, évoquant « l'expérience, la culture, le regard sur le monde » d'Amin.

« Au carrefour des identités et des fraternités méditerranéennes, l'oeuvre et la personne d'Amin Maalouf constituent le merveilleux reflet de notre diversité et de la francophonie qui la soude », considère le ministre des Affaires étrangères. « Amin Maalouf a choisi d'habiter la langue française sans renier sa première patrie, le Liban, cher au coeur des Français. »