L'élection de Narendra Modi de mauvais augure pour l'Inde

Julien Helmlinger - 14.04.2014

Edition - International - Narendra Modi - Inde - Politique


En Inde, l'actuel leader du Bharatiya Janata Party (BJP), le nationaliste hindou et probable futur Premier ministre Narendra Modi, fait l'objet de vives critiques de la part de certains de ses éminents compatriotes. Ces derniers se sont fendus la semaine dernière d'une lettre ouverte, adressée au Guardian, dans laquelle ils soutiennent que son éventuelle élection serait de mauvais augure. Et ceci, pour l'avenir de l'Inde, « en tant que pays qui chérit les idéaux de l'intégration et de la protection de tous ses peuples ». Parmi les signataires on retrouve notamment le sculpteur Anish Kapoor, la réalisatrice Deepa Mehta, et Salman Rushdie.

 

 

 CC by SA 2.0 par NarendraOfficial

 

 

Ils seraient près d'une trentaine de célèbres artistes d'origine indienne, et autres universitaires, à avoir signé la lettre ouverte, adressée au Guardian jeudi dernier. Sans remettre en question le caractère démocratique des élections qui ont commencé cette semaine en Inde, et se poursuivront jusqu'au mois de mai prochain, les signataires revendiquent qu'il est « crucial de se rappeler le rôle joué par le gouvernement Narendra Modi dans les horribles événements du Gujarat en 2002 ».

 

Le courrier rappelle ainsi que la minorité musulmane se trouvait alors « massivement victime de pillages, d'assassinats et de terreur, ayant entraîné la mort de plus de 2 000 personnes », surtout des femmes et aussi des enfants, laissées sans protection par les forces de l'ordre. Des violences qui pour certains seraient la cause de la défaite électorale du parti en 2004, tandis que Narendra Modi n'a quant à lui jamais reconnu de culpabilité, se refusant à présenter des excuses.

 

Pourtant, certains des membres de son gouvernement ont été jugés et condamnés pour violences, notamment le ministre Maya Kodnani, menacé de peine de mort avant de la voir transformée en prison. 

 

Les signataires pointent ce refus comme un échec d'ordre moral et éthique, qu'ils estiment incompatible avec la constitution laïque indienne. Cette constitution, d'avant-garde selon eux, est « fondée sur des principes pluralistes et cherche une représentation juste et complète pour les minorités ». Or, si Modi devait être élu premier ministre, « ce serait de mauvais augure pour l'avenir de l'Inde en tant que pays qui chérit les idéaux de l'intégration et de la protection de tous les peuples et communauté ».


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