L'enseignement privé : plébiscité par les familles

Clément Solym - 16.12.2009

Edition - Société - sondage - enseignement - privé


Deux sondages viennent à point nommé pour commémorer le cinquantième anniversaire de la loi Debré (31 décembre 1959) légiférant sur les rapports entre l’Etat et l’enseignement privé. Et, dans l’un comme dans l’autre, on retrouve tout l’attachement des Français pour l’existence, dans l’hexagone, de deux systèmes parallèles d’enseignement. Ce choix apparaît alors comme une richesse.

Le premier sondage, réalisé pour l’institut CSA pour le compte de l’Association des Parents d’élèves de l’Enseignement libre (Apel) et le quotidien La Croix, fait ressortir la préférence que les Français accordent à l’enseignement privé.

En effet, 55 % des sondés, voudraient scolariser leurs enfants dans le privé. Quant on s’intéresse aux opinions politiques, on retrouve, en toute logique, 74 % des sympathisants de droite qui sont attirés par le privé mais quand même 44 % de sympathisants de gauche partagent ce point de vue.

Ce que l’on vient chercher dans le privé, c’est à 84 % un bon enseignement. Mais, comme le révèle le second sondage, commandité par Le Pèlerin auprès de l’institut de sondage TNS-Sofres, c’est surtout un meilleur suivi des élèves. Vient ensuite l’impression d’un moindre absentéisme du personnel enseignant.

Les sondés apprécient également l’ouverture des structures sous contrat avec l’Etat aux élèves non croyants, à 79 % ainsi qu’aux différentes religions à 72 %. On vient y chercher des valeurs traditionnelles. Cependant la principale barrière pour les parents reste le coût du privé, même si 37 % estiment que le privé fait le nécessaire pour se rendre accessible au plus grand nombre.