L'ex-agent littéraire de Marie Kondo intente un procès pour mettre de l'ordre

Cécile Mazin - 07.02.2017

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C’est l’auteure japonaise favorite des adeptes du rangement efficace et méthodique. Marie Kondo a écoulé des centaines de milliers d’exemplaires de son premier ouvrage, dédié à l’art du rangement. Mais son agent fait désormais grise mine, et réclame l’argent pour son travail.

 

 

 

Avec La magie du rangement, Marie Kondo avait conquis les lecteurs bien au-delà du Japon. Mais pour rencontrer ce succès, elle avait bénéficié des bons soins de Neil Gudovitz, qui était parvenu à l’exporter aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Le livre, sorti dans l’Archipel en 2011, fut par la suite traduit en anglais (GB) en avril 2014, aux éditions Vermilion, puis publié chez Ten Speed Press en octobre 2014 (USA).

 

C’est justement Neil Gudowitz qui s’est occupé de ce contrat : il se chargeait des projets étrangers pour l’agence Waterside Productions, et parvient à placer le livre de Marie Kondo dans la filiale de Random House. En 2015, 2,5 millions d’exemplaires sont vendus sur le territoire américain, entraînant une multitude de nouvelles traductions – une quarantaine de langues.

 

Sauf que Waterside n’aurait pas versé « un seul cent » des 225.000 $ qui lui avait été promis, en cas de succès. L’agent se rebiffe et a saisi la Cour suprême de Brooklyn contre l’agence littéraire.

 

Une histoire de gros sous, évidemment

 

Le problème vient de ce que Waterside a décidé de renvoyer Gudovitz, lorsque Marie Kondo a décidé de rester chez Ten Speed Press pour ses prochains ouvrages. L’agence avait alors refusé une offre particulièrement alléchante de Simon & Schuster, assure l’ancien agent. Il réclame dans le procès 900.000 $ de dommages-intérêts.

 

Bien entendu, l’agence nie et réfute les accusations de l’agent, assurant qu’il n’y avait jamais eu d’accord spécifique impliquant un pourcentage sur les ventes de livres.

 

Bien au contraire, l’agence contre-attaque et réclame 1 million $ de dommages-intérêts contre son ancien employé. En effet, ce dernier est soupçonné de n’avoir jamais donné suite aux offres de Simon & Schuster.

 

C’est pourtant bien son intérêt qui a permis au livre de connaître une telle existence, et une pareille réussite à travers le monde. Neil Gudovitz travaille comme agent depuis plus d’une vingtaine d’années : il a lancé sa propre agence après avoir été licencié de Waterside Production, en 2015.

 

La magie du rangement fut traduit en France par Christophe Billon, publié chez First et son second livre, L’étincelle du bonheur (trad. Laurence Le Charpentier) chez Pygmalion.

 

via NY Post