L'exemplaire volé de Cent ans de solitude retrouvé à Bogota

Nicolas Gary - 09.05.2015

Edition - International - Gabriel Garcia Marquez - Cent ans solitude - exemplaire voler


L'exemplaire dérobé en début de semaine à Colombie, à l'occasion de la Foire du livre, a finalement été retrouvé. La police colombienne annonce avoir remis la main sur l'ouvrage, que le collectionneur et libraire Alvaro Castillo, avait prêté pour une exposition. Un véritable soulagement, pour les organisateurs.

 


 

 

La Feria Internacional del Libro de Bogotá (FILBo) n'aura pas été longuement entachée de cette vilaine publicité. Sans fournit beaucoup de détails, les forces de police ont simplement indiqué que le livre avait été retrouvé. Cet original, issu du premier tirage de Cent ans de solitude, daté de 1967, faisait partie des 8000 premiers exemplaires imprimés par Editorial Sudamericana de Argentina.

 

Le livre avait été dérobé à l'insu de tous, alors même qu'il se trouvait dans une salle de la Bibliothèque, baptisée Macondo, en hommage à la ville imaginée par Garcia Marquez. Se trouvait une trentaine d'autres éditions originales d'œuvres du Prix Nobel. « Nous avions deux gardiens et 20 fonctionnaires, ainsi que des dispositifs de contrôle. Les fenêtres étaient fermées », affirmait David Roa, membre de l'association colombienne des librairies indépendantes. 

 

Cien años de soledad a été retrouvé dans le centre de Bogota, a indiqué Rodolfo Palomino, directeur de la police. Il a également affirmé qu'il ne donnerait pas d'éléments sur l'enquête. Officiellement, il a remercié les équipes de polices pour avoir « retrouvé le livre de Gabo ».

 

 

Il a également remis l'ouvrage en mains propres au libraire qui a choisi, sur le champ, de ne pas le conserver. « Ce livre ne m'appartient pas, il fait partie de mon pays et je vais en faire don à la Biblioteca Nacional de Colombia. À partir du moment où beaucoup de Colombiens ont manifesté leur désapprobation pour ce vol, le livre est devenu le patrimoine de tous. »

 

Il semble cependant que le voleur ait tenté de vendre l'exemplaire pour une valeur de 120 millions de pesos, soit près de 45.000 €. « L'exemplaire dérobé est inestimable, et ne pourra pas être vendu », tentait de se rassurer Castillo, en début de semaine passée.