L'expression “chasseur de dragons” pourrait devenir une marque déposée

Antoine Oury - 18.06.2018

Edition - Justice - copyright expression - copyright chasseur de dragons - copyright fantasy dragons


Les mots peuvent-ils appartenir à un écrivain ? Outre-Atlantique, des auteurs semblent prendre l'habitude de faire de mots ou d'expressions des marques déposées. Après l'auteure de romance qui revendiquait le terme « cocky » (« vantard »), voici l'auteur de fantasy qui veut s'approprier l'expression « chasseur de dragons »... La demande a été déposée auprès du Bureau américain des brevets et des marques déposées.


Saint-Georges, tueur de dragons, par Georgios Klontzas, XVIe siècle
 
 

En mai dernier, une auteure américaine de romances, Faleena Hopkins, s'était levée avec la bonne idée de l'année : déposer le terme « cocky », qui se traduit par « vantard », « arrogant » ou « couillu », pour en faire sa marque déposée. Précision importante, le terme est particulièrement répandu au sein du genre romance, et apparaît dans un certain nombre de titres.

 

Autrement dit, Hopkins espérait se faire un peu d'argent de poche en réclamant une redevance pour toute utilisation du terme, ou en tout cas se réserver l'usage massif du mot. Contre toute attente, Hopkins a réussi à déposer le terme, que l'on trouvait désormais suivi d'un sigle particulier dans le titre de sa série, The Cocky® Series. Histoire de faire appliquer la décision, l'auteure s'était empressée d'envoyer des emails à des écrivains dont les livres utilisaient « cocky » dans leurs titres.

 

Il aura fallu l'intervention de deux organisations professionnelles d'auteurs, Romance Writers of America et l'Authors Guild, pour que la justice annule la marque déposée accordée à Hopkins.

 

À présent sur leurs gardes, les auteurs américains n'ont pas tardé à dénicher un autre cas de « mot déposé » : cette fois, c'est une expression entière qui fait l'objet d'une telle tentative. La société américaine MSE Media LLC, basée au Texas, a ainsi formulé une demande de marque déposée pour l'expression « chasseur de dragons ». Sans surprise, MSE Media publie des ouvrages de Michael-Scott Earle, auteur d'une vingtaine d'ouvrages.

 

Parmi sa bibliographie, on retrouve une série, nommée « Dragon Slayer » : comme pour la série « Cocky », il s'agit bel et bien de protéger un nom de série, même si cela suppose, au passage, d'interdire l'utilisation de mots particulièrement usités au sein de certains genres littéraires...

 

 

Le Bureau américain des brevets et des marques déposées doit désormais se prononcer sur ce dépôt de marque, avant que les auteurs ne puissent s'opposer à une telle appropriation...



via Boing Boing
 



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