L'heure du conte changée en “apprendre à devenir des drag queens”

Nicolas Gary - 07.08.2019

Edition - International - drag queen - pétition extrermistes - heure conte enfants


Les bibliothèques avaient instauré l’heure du conte, mais les temps changent. Désormais, les réactionnaires se mettent à lutter contre la Drag Queen Story Hour. Depuis 2015 que l’écrivaine Michelle Tea a monté ce rendez-vous à San Francisco, des hommes vêtus en femme, parfois exagérément, font la lecture aux enfants. Un drame, pour des hordes de chrétiens bien pensants.



Une pétition a récemment été envoyée à l’America Library Association, signée par 100.000 personnes se revendiquant chrétiennes. Toutes s’unissent pour dénoncer le scandale de la Drag Queen Story Hour, et parfois avec des représailles. En juin dernier, une librairie de Denver avait été vandalisée pour avoir osé offrir ce spectacle à des enfants.
 

Une plaisanterie qui coûte au contribuable


On devine — quand ce n’est pas ouvertement affirmé — que derrière ces contestations se retrouvent des mouvements d’extrême droite. Certains politiciens comme le républicain Larry Householder s’en est même publiquement pris aux bibliothèques de son État, l’Ohio. Il dénonçait dans un courrier les dollars « durement gagnés » par les contribuables… qui finissaient par « apprendre aux adolescents comment devenir des drag queens ».

Se défendant de toute volonté de censeur, que ce soit pour les livres ou dans l’expression des idées, mais pour lui, cette dépense de l’argent public ressemble « à une plaisanterie ». 

Depuis le site des conservateurs LifeSiteNews, et relayé par le groupe antiavortement The Personhood Alliance, est donc partie une pétition, remise à l’ALA. Le texte et ses signataires appellent à « cesser immédiatement de promouvoir cette activité scandaleuse, dangereuse et offensante dans les bibliothèques américaines ». 
 

Le véritable rôle des bibliothèques


Parce qu’il s’agit bien de l’heure du conte que l’on dénature — pour ne pas dire de l’homosexualité, pourtant significativement condamnée quand on se souvient de l’exemple de Sodome et Gomorrhe, que l’on encourage. Les pétitionnaires estiment que la place d’une bibliothèque au sein de la communauté doit avant tout être… de rester à sa place. 

Et jamais, ô grand jamais, d’initier des enfants à des concepts sexuels qui les dépassent. D’ailleurs, s’il était aussi possible de leur inculquer la peur de Dieu, la grammaire latine et l’absence de rapports sexuels avant le mariage…
 
L’American Library Association, coutumière de ces déclarations et menaces, souligne pour sa part que tous les établissements instaurent des politiques qui correspondent aux besoins exprimés et ressentis. Elle s’oppose « fermement à tout effort visant à limiter l’accès à l’information, aux idées et aux programmes que des usagers souhaitent explorer ». 
 

Apporter un message inclusif pour tous


Mieux, l’association propose aux établissements chahutés des contenus et des conseils pour mieux faire intégrer la Drag Queen Story Hour dans leurs programmations. Et de les faire accepter, autant que possible, par la communauté. L’enjeu, insiste l’ALA, est de parvenir à une « société plus équitable, diversifiée et inclusive ». 

D’autre part — outre le ridicule de protestations émanant de gentils conservateurs bien engoncés dans leurs valeurs et principes — le principe même est un effort d’ouverture. Il entreprend de lutter, dès le plus jeune âge, « contre la marginalisation et la sous-représentation à l’intérieur des communautés », conclut l’ALA. 

Rappelons qu’en mars dernier, une bibliothèque parisienne qui avait offert les mêmes attractions et lectures avait reçu plus de 400 messages de haine et de menaces.

via Guardian


Commentaires
Hahaha ! Sans, blague ? C'est les cathos que vous appelez "bien pensants" et que vous jugez alors que derrière vous recracher la bonne propagande médiatique avec ça :



"On devine — quand ce n’est pas ouvertement affirmé — que derrière ces contestations se retrouvent des mouvements d’extrême droite."



Ou ça :



"D’ailleurs, s’il était aussi possible de leur inculquer la peur de Dieu, la grammaire latine et l’absence de rapports sexuels avant le mariage…"



Vous n'en savez rien s'ils sont d'extrême droite (ça m'étonnerait que quelqu'un se définisse en premier lieu par son penchant politique pour une affaire qui n'a rien à voir avec la politique) ou ce qu'ils demandent. Vous êtes plus insultants envers les catholiques que eux ne le sont dans leur pétition. Et vous vous dites journalistes ? Remarque oui. Comme en France le métier de journaliste semble en être réduit à défendre la pensée unique du "progressisme", vous faites votre travail.



Je précise que je ne suis même pas catholique ni croyant. Mais ce genre d'article pute à clic ça me fait pitié. Ce qui me fait le plus pitié c'est que vous faite exactement la même chose que les cathos sur lesquels vous crachez mais vous être trop stupides pour vous en rendre compte.
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